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Benoit
:
Ca
y est! Le grand jour est enfin
arrivé!
Celui
ou toute la famille se réunit
pour décorer
la maison de mes parents.
Chacun
s'affaire à sa
tâche,
les femmes décorent
l'intérieur,
les hommes s'occupent de l'extérieur,
pendant que passe des chansons
de Noël
sur la platine cd.
Comme
tous les ans, la bonne humeur
est au rendez-vous. On chante,
on rit...
Un
petit chocolat chaud pour la
pause, ou un vin chaud, on verra
bien!
Le
résultat
est magnifique comme chaque année,
puisque nous sommes tous réunis!
Les
cadeaux, oui bien sûr,
mais avant tout passent la fête,
la convivialité et
le plaisir d'être
ensemble.
Les
enfants attendent le moment
magique où ils
trouveront sous le sapin les
jouets tant espérés.
Leurs yeux brillent.
Certains
d'entre nous se prennent encore à douter,
et même
croire qu'ils apercevront un
détail,
ou peut-être
la silouette d'un vieux Monsieur
habillé tout
de rouge...
C'était
hier losque j'étais
gamin, et par chance ça
l'est encore aujourd'hui.
La
famille s'agrandit au fil du
temps, et pourtant nous sommes
tous réunis
chaque année.
Joyeux
Noël à tous!!!
ajouté le
23.11.10

Christelle
: Je
suis Christelle de Marcillac
(33), j'ai 42 ans. Mes Noëls
d'enfance
n'ont rien d'extraordinaire,
mais juste un peu pour dire
que
l'on a pas besoin de voir pour
croire, et que l'esprit de Noël a
toujours été présent
au fond de moi-même.
J'ai toujours cru en quelque
chose de magique concernant
la nuit de Noël,
et je continue à y
croire encore. C'est pourquoi,
malgré les épreuves
de la vie, je suis toujours
très
joyeuse lorsqu'arrive
le
temps des fêtes.
Petite,
je vivais chez ma grand -mère à la
campagne, et à l'époque,
on me mettait au lit assez
tôt
le 24 Décembre.
Je laissais toujours un
bol de chocolat chaud sur
la table
avec
des biscuits. C'est ma mère,
je pense, qui faisait le
sapin, et au matin du 25
décembre,
je découvrais
mes cadeaux dessous,
et l'on déjeunait
tous en famille ensuite.
Au
fil du temps, j'ai de plus en
plus aimé Noëll.
Dès
que la période
des fêtes
arrivait, j'allais toujours
acheter des nouvelles décorations,
l'ambiance était
gaie, je prenais un plaisir
inoui à monter
le sapin et tout ce qui
l'accompagne, et les
réveillons
devenaient de plus en
plus gourmands, et nous
allions à la
messe de minuit.
La
messe de minuit, à la
campagne, c'est très
beau. L'atmosphère
est prenante, ça
a toujours un air des Noël
de jadis, par le froid,
le vent,
l'odeur de l'encens, les
chants de Noël, et soudain,
la chaleur
et l'odeur ennivrantes des
maisons .
Plus
tard, nous sommes allés
passés
nos fêtes à Royan,
où nous
avions une résidence
secondaire. Nous étions
en banlieue, non loin
du front de mer, une église était
juste à côté,
et , malgré la
ville déserte à cette époque
de l'année,
l'atmosphère était
très
prenante. Tout était
fort bien décoré,
la "mode" des
décorations
de Noël était
de plus en
plus forte,
et nous avons
commencé à organiser
des réveillons
plus conséquents
les 24 Décembre.
Mon
enfance passée,
même
sans enfant, j'ai continué à entretenir
cette "passion" pour
Noël, où que
je puisse me trouver.
Actuellement,
j'ai un petit garçon
de 10 ans, et je pense prendre
plus de plaisir que lui à préparer
cette fête,
qui a toujours une place
prépondérante
dans mon coeur. Juste avant
le mois de Décembre,
je fais le ménage
en grand, et le 1er, je
commence à décorer
la maison afin de pouvoir
en profiter le plus longtemps
possible.
Lorsque Janvier arrive,
j'enlève
tout à contre-coeur,
et il me tarde déjà le
Noël
prochain.
ajouté le
23.11.10

Calou
:
On
me surnomme Calou, j’ai
47 ans et je vis dans une région
au passé sidérurgique.
Dans
ma petite ville il y avait une
usine qui employait 6000 personnes
environ. Malgré sa
taille cette usine était
très
paternaliste et malgré la
dureté du
travail les gens s’y
sentaient bien.
Je
me souviens qu’à Noel,
le soir du réveillon,
a minuit pile, la sirène
sonnait. Mon père
attendait religieusement se moment
pour entonner avec ma mère
et tout les autres membres de
la famille le fameux minuit chrétien
accompagné sur
le tourne disque par TINO ROSSI .
C’était
un moment magique pour moi car
après
ce chant je savais que la distributions
de cadeaux devait débuter.
Le
soir du réveillon
de la saint Sylvestre la sirène
de l’usine
retentissait à nouveau
pour lancer le départ
des « bonnes
année » et
des embrassades. Nous sortions
dans la rue pour souhaiter la
bonne année
aux voisins et collègues
de travail car à cette époque
la solidarité existait
encore. Le lendemain tout le
monde retournait fabriquer l’acier.
Aujourd’hui
nous fêtons
toujours Noël
et le jour de l’an
en famille mais la sirène
ne sonne plus car l’usine
a disparu et avec elle,
la solidarité des
gens qui y travaillaient.
La vie est ainsi, rien
n’est
éternel mais heureusement
il nous reste les souvenirs.
ajouté le
18.12.09

Marion
:
Noël
est une période
magique, surtout en étant
petit. Même
si je n'ai que 16 ans, je
me rappelle très
bien mes Noëls
de
petite fille.
Je
me rappelle
précisément
un Noël
où ma
cousine était
venue pour la première
et dernière
fois.
Ils étaient
arrivés
dans l'après-midi.
Je me rappelle ma joie
quand j'avais
vu ma cousine. Nous étions
directement allées
chercher nos jouets.
Je lui ai montré le
beau sapin que j'avais
fait avec
mes parents et ma
soeur. Quand
le soir venait,
mon père
mettait les chants
de Noël
que j'adorais et
que j'adore
toujours chanter.
Ma mère
et ma grand-mère,
ainsi que ma
soeur, dressaient
la table avec
les bougies.
Ma
cousine et moi
allions de droite
et de gauche,
essayant de prendre
des bonnes choses à manger,
impatientes.
Venait
l'heure
du
repas
avec
toute
la
famille
réunie.
Il
y
avait
plein
de
bonnes
choses
sur
la
table.
Les
discussions
s' élevaient
dans
la
maison,
une
ambiance
de
fête
régnait.
Ma
cousine
et
moi
n'arrêtions
pas
de
bouger,
entre
chaque
plat,
trop
impatientes
que
le
Père
Noël
passe.
Enfin,
après
le
dessert
et
les
chocolats,
ma
soeur
nous
emmenait
dans
ma
chambre,
pour
attendre
que
le
Père
Noël
arrive,
et
mette
les
cadeaux
sous
le
sapin.
Je
me
rappelle
que
pour
marquer
l'arrivée
du
Père
Noël,
mes
parents
utilisaient
une
cloche.
J'adorais
ce
bruit.
Quelle était
ma
joie
quand
je
découvrais
mes
cadeaux!
Enlever
les
papiers
et
jouer
avec
mes
jouets ça
reste
un
souvenir
parmi
tant
d'autres.
ajouté le
24.11.09

Pascal
:
J'ai
10 ans. La cloche sonne, je
ferme mon cartable,
je sors de l'école
et je prends le chemin qui
me ramène à la
maison.
Dehors c'est l'hiver, je marche et j'ai froid. J'arrive dans ma rue, je rentre
dans la maison et aussitôt l'odeur du café au lait et du pain grillé vient
me chatouiller les narines.
Je rentre dans la cuisine, maman m'embrasse et me sourit.
Je mange mes tartines et bois mon café au lait en regardant
par la fenêtre. Ce froid qui ne peut plus m'atteindre.
Je suis bien.
Demain il n'y a pas école et j'irai avec papa et maman voir les illuminations
de la grande ville et admirer les décorations des vitrines des grands
magasins car c'est bientôt Noël
et il est temps d'aller choisir les cadeaux pour
ce merveilleux soir où toute la famille sera réunie autour de la
table du réveillon.
Mon enfance est remplie de merveilleux souvenirs qui viennent me
réchauffer quand dans
ma vie il fait froid.
Merci à mes parents de les avoir crées.
ajouté le
06.11.09

Mélina
:
Le
24
décembre
2007.
Moi,
mes
sœurs
et
ma
mère
nous
levons
tôt,
nous
avons
de
choses
à
préparer
pour
noël.
A
midi,
nous
mangeons
vite
fait
et
léger.
Une
fois
fini
le
déjeuner,
nous
pouvons
commencer
les
préparations.
Vite
un
coup
de
balai
par
là,
un
autre
par
ici.
La
vaisselle
est
faite.
Coraline,
ma
grande
sœur
commence
à
préparer
le
repas
de
se
soir.
Alexia,
Lorine
(mes
deux
petites
sœurs)
et
moi
décorons
la
table
:
nous
mettons
une
jolie
nappe
en
papier
rouge,
puis
nous
faisons
des
dessins
aux
feutres
pailletés
sur
celle-ci.
Nous
accrochons
une
guirlande
lumineuse
autour
de
la
table,
et
nous
suspendons
au
plafond
des
étoiles
en
plastique
très
belles.
Nous
mettons
la
table
:
des
assiettes
dorées
et
des
couverts
en
argent.
Des
verres
à
pied
feront
l'affaire.
Des
petits
flocons
en
papier
finiront
de
décorer
notre
table.
Une
fois
que
tout
est
prêt,
y
compris
le
repas,
nous
nous
asseyons
en
cercle
par
terre,
ma
mère
prend
un
livre,
et
nous
lit
une
histoire
fantastique.
Nous
mangeons
un
délicieux
diner.
Il
est
déjà
23H
au
moment
où
nous
attaquons
la
bûche
de
Noël
que
Maman
et
Coraline
ont
faite.
Mais,
bien
sûr,
avant
de
manger
celui-ci,
nous
ouvrons
le
dernier
cadeau
du
calendrier
de
l'Avent
que
ma
mère
avait
créé
avec
amour.
C'est
un
gros
cadeau.
Lorine
commence
par
l'ouvrir:
elle
sort
le
"trésor"
du
carton.
Celui-ci
est
encore
emballé.
Elle
le
donne
à
Alexia,
qui
ouvre
le
deuxième
emballage.
Mais
quelle
surprise
de
voir
qu'il
y
en
a
un
troisième!
Donc,
elle
me
le
passe.
J'arrache
le
papier,
mais
il
y
en
a
encore
un!!!!
Je
le
tends
à
Coraline
qui
le
prend.
Le
cadeau
rétrécit
et
nous
nous
demandons
s'il
y
a
vraiment
quelque
chose
dedans
...
Ma
grande
sœur
l'ouvre...
mais
toujours
rien.
Elle
le
redonne
à
Lorine,
qui
en
l'ouvrant
tombe
sur
un
papier.
Dessus,
il
est
écrit:
"Joyeux
Noël
!
Coraline
et
Maman
ont
décidé
de
vous
offrir
un
gros
cadeau
pour
ce
24
décembre
2007.
Vous
êtes
donc
invitées
à
venir
dans
un
des
plus
grands
parcs
d'attraction,
et
le
plus
féérique.
Je
vous
attends
au
parc
...
Disneyland
Paris.
A
bientôt
et
encore
:
Joyeux
Noël
!"
En
entendant
ces
mots,
mes
deux
petites
sœurs
et
moi
avons
un
énorme
sourire.
L'émotion
et
la
surprise
sont
trop
grandes.
Je
suis
hyper
contente,
et
les
larmes
me
montent
aux
yeux!
Je
craque.
Je
pleure
et
ris
en
même
temps.
Ma
mère
et
Coraline
sont
heureuses
que
ça
nous
ait
fait
plaisir.
Nous
finissons
la
soirée
en
dansant,
chantant
et
avec
mes
sœurs
nous
présentons
une
petite
pièce
de
théâtre,
que
nous
avions
écrite
et
préparé
pour
notre
mère.
Nous
allâmes
nous
coucher
vers
minuit
et
demi.
Avec
mes
sœurs
nous
dormons
dans
la
même
chambre.
Avant
de
dormir,
nous
parlons
un
peu
entre
nous.
Nous
nous
racontons
ce
que
l'on
souhaiterait
avoir
dans
nos
chaussons
le
lendemain
matin.
Puis
nous
essayons
de
nous
endormir,
mais
comme
chaque
année,
c'est
difficile.
Et
bien
sûr,
le
25
décembre
au
matin,
nous
nous
réveillons
très
tôt.
Mais
nous
devons
attendre
que
maman
vienne
nous
chercher.
Donc,
nous
parlons
entre
nous.
Nous
ne
faisons
pas
trop
de
bruit,
car
même
si
nous
sommes
pressées
d'ouvrir
nos
cadeaux,
nous
acceptons
le
sommeil
de
maman.
Elle
finit
par
arriver,
et
comme
toujours,
elle
nous
fait
attendre
plus
longtemps
en
nous
interdisant
de
descendre.
Puis
quand
nous
arrivons
enfin
en
bas,
dans
le
salon,
nous
sommes
toute
ébahies.
Il
y
a
plein
de
cadeaux
partout.
Nous
prenons
quelques
photos,
et
commençons
à
ouvrir
nos
paquets.
Nous
avons
toutes
eu
ce
que
nous
voulions
le
plus.
Mais
Noël
n'est
pas
fini.
Nous
allons
dehors.
Il
y
a
un
peu
de
neige,
pas
beaucoup,
mais
assez
pour
que
nous
puissions
nous
amuser.
La
fête
continue.
Le
26,
nous
allons
chez
mes
grands
parents
maternels.
Nous
gardons
un
très
bon
souvenir
de
ce
Noël
magique.
Au
mois
de
février
2008,
nous
irons
faire
notre
petit
voyage
au
pays
de
Disney....
ajouté
le
07.12.08

Nicole
:
Mes
souvenirs
de
Noël
sont
merveilleux,
car
il
y
avait
encore
de
l'innocence
à
mon
époque,
je
suis
aujourd'hui
une
grand
mère
de
63
ans,
et
je
regrette
la
magie
des
soirées
de
Noël.
Cela
commençait
le
matin,
mon
père
et
mon
grand-père
étaient
partis
dans
la
forêt
couper
un
arbre,
nous
l'installions
près
de
la
cheminée.
Ma
mère
avait
récupéré
toute
l'année
les
emballages
des
chocolat,
papier
argent.
Nous
avions
ramassés
des
pignes
de
pin,
des
feuillages,
que
nous
avions
peints
avec
le
produit
argenté
qui
servait
à
faire
briller
les
cuisinières
et
la
décoration
commençait,
nous
n'achetions
rien
dans
les
magasins,
tout
était
fabriqué
par
nous,
et
nos
mamans.
Ensuite
les
mamans
disparaissaient
en
cuisine,
de
bonnes
odeurs
remplissaient
la
maison,
interdiction
de
pénétrer
dans
la
pièce
ou
était
stockés
les
corbeilles
d'oreillettes,
les
plaques
de
nougat
noir
et
blanc,
les
13
desserts.
Comme
le
repas
se
faisait
toujours
chez
nos
grands
parents
à
la
ferme,
petit
à
petit
toute
la
famille
arrivait,
les
bras
chargés
de
bonnes
choses
à
manger.
Les
cousins
et
les
cousines,
dont
certains
que
nous
ne
voyons
pas
souvent,
mais
avec
lesquels
les
parties
de
jeux
duraient
toute
la
journée,
c'était
fabuleux.
Le
soir,
la
table
était
dressée
:trois
nappes,
trois
bougeoirs,
trois
plats
de
lentilles
germées.
Le
repas
durait
des
heures,
pour
nous
les
enfants
c'était
toujours
trop
long.
Alors
mon
grand-père
avait
trouvé
un
truc
pour
que
nous
restions
tranquilles
:
il
nous
racontait
que
les
animaux
dans
la
nuit
de
Noël
parlaient
avec
les
enfants,
mais
seulement
avec
les
enfants
très
sages
!
Je
dois
dire
que
je
n'ai
sûrement
jamais
été
très
sage,
car
je
ne
les
ai
jamais
entendus
...
mais
c'était
l'astuce
pour
qu'ils
puissent
mettre
les
cadeaux
autour
de
l'arbre
sans
nous
avoir
dans
les
pattes.
Mais
avant
les
cadeaux,
il
y
avait
la
messe
de
minuit,
les
chants,
l'église
illuminée,
l'offrande
de
l'agneau,
la
découverte
de
la
crêche,
les
parents
nous
faisait
comprendre
que
Noël,
c'est
d'abord
la
naissance
du
"petit
Jésus"
et
ensuite
les
cadeaux
du
Père
Noël.
ajouté
le
29.11.08

Marie
:
Décembre
était
là.
Nous
avions
la
chance
d'habiter
une
grande
maison,
avec
nos
parents
et
grands-parents.
Dès
le
6
décembre,
le
sapin
de
Noël
trônait
dans
le
séjour.
C'était
toujours
maman
qui
le
décorait.
Il
était
superbe
avec
ses
boules
et
ses
guirlandes
scintillantes
ressorties
chaque
année
de
deux
vieilles
valises
placées
au
grenier.
Plus
que
le
père
Noël,
nous
attendions
Saint-Nicolas.
Qui
passait
évidemment
chez
tous
les
enfants
sages
du
quartier
où
nous
habitions.
Voilà
quinze
jours
déjà
que
ma
grand-mère
me
disait
en
scrutant
le
ciel
coloré
de
rouge
et
bleu
que
c'était
Saint
Nicolas
qui
cuisait
ses
pains
d'épices
pour
le
soir
du
6
décembre
et
qu'il
fallait
être
très
sage
désormais.
J'étais
admirative
devant
ce
ciel
plein
de
couleurs
ardentes
et
chatoyantes.
A
l'extérieur,
l'hiver
avait
déjà
revêtu
son
manteau
blanc.
Au
soir
du
6
décembre,
quand
grand
père
Dédé
-
c'était
son
surnom
-
rentrait
du
jardin,
il
disait
à
grand
mère
Alice
qu'il
avait
entendu
le
grand
Saint
Nicolas
tout
près
dans
le
quartier.
Très
vite
ma
grand-mère
venait
nous
prévenir,
maman,
papa,
mon
frère
Henri
et
moi
qu'il
fallait
rester
désormais
dans
le
séjour
au
cas
où
il
passerait
chez
nous.
Maman
nous
faisait
les
dernières
recommandations
et
s'en
allait
-
disait-elle
surveiller
par
la
fenêtre
son
arrivée
-
et
elle
disparaissait.
Grand
père
nous
prenait
alors
sur
ses
genoux,
mon
frère
et
moi,
et
nous
restions
là,
à
attendre
le
grand
Saint
Nicolas.
Quand
tout
à
coup,
plusieurs
coups
de
clochettes
résonnèrent
dans
l'arrière
cuisine.
Le
voilà
qui
arrivait...
Tous
tremblants,
sur
les
genoux
de
grand-père
ou
de
papa,
quelle
n'était
notre
surprise
chaque
année
pour
Henri
et
moi
de
voir
le
grand
Saint
entrer
dans
le
séjour,
avec
ses
bottes
en
cuir
brun
rougeâtre
(des
bottes
étranges...)
lunettes
sur
le
nez
et
habits
scintillants,
la
barbe
bien
fournies.
L'on
voyait
à
peine
ses
yeux.
Nous
étions
assis
près
du
sapin
et
Saint
Nicolas
nous
demandait
à
tour
de
rôle
si
nous
avions
été
bien
sages,
si
nous
avions
bien
travaillé
à
l'école
et
si
nous
connaissions
bien
nos
prières
(il
fallait
lui
en
réciter
une)....J'étais
toujours
très
impressionnée,
car
ce
personnage
merveilleux
m'intriguait.
Quant
à
mon
frère,
il
pleurait
de
peur
devant
Saint-Nicolas.
Après
quelques
recommandations
de
sa
part,
il
s'en
allait
comme
il
était
venu.
J'entendais
grand
mère
Alice
lui
dire
de
grands
MERCI
et
AU
REVOIR
-
A
L'ANNEE
PROCHAINE...!
Quelques
instants
plus
tard,
elle
nous
disait
de
nous
rendre
dans
le
petit
salon
juste
à
côté
où
Saint
Nicolas
avait
laissé
quelque
chose
pour
nous
deux.
Pains
d'épices
et
jouets
nous
attendaient
sur
la
petite
table.
Quelle
joie
chaque
année
que
son
passage.
Je
découvris
des
années
plus
tard,
que
les
bottes
de
Saint
Nicolas
si
mystérieuses
étaient
celles
de
papa
et
les
lunettes
celles
de
maman.
Mais
qui
était
donc
ce
grand
Saint
Nicolas
?
Il
m'a
toujours
semblé
qu'il
avait
les
mêmes
yeux
clairs
que
maman.
Mais
le
mystère
reste
entier...
ajouté
le
11.11.08

Marie
(suite)
:
Je
pense
que
mes
enfants
ne
me
contrediront
pas.
Saint-Nicolas
reste
le
patron
des
enfants
et
des
petits
écoliers
dans
notre
Lorraine.
Mais
ces
souvenirs
pourraient
être
de
toutes
les
régions.
En
ce
mois
de
décembre,
chaque
année,
au
temps
où
mes
enfants
étaient
encore
petits,
l'attente
de
Saint
Nicolas
était
longue.
Les
enfants
songeaient
depuis
quelques
semaines
déjà
à
son
passage.
Dessins
et
bonnes
résolutions
étaient
leurs
devises
du
moments.
Le
5
ou
6
décembre,
après
le
repas
de
midi,
toute
la
famille
partait
chez
grand-mère
Henriette
et
pépé
Théo
car
le
Saint
patron
et
son
acolyte,
le
vilain
père
Fouettard,
la
terreur
des
gamins,
défilaient
dans
les
rues
de
la
ville.
14
h.
Et
la
musique
se
faisait
entendre.
Tous
les
enfants
du
quartier
-
parents
y
compris
-
se
tenaient
devant
les
portes
pour
admirer
le
passage
du
grand
Saint,
précédé
d'un
cortège
de
chars
sur
lesquels
trônaient
des
anges
et
autres
personnages.
On
voyait
les
gamins
courir
dans
tous
les
sens,
sachets
à
la
main,
peu
importe
le
temps
au
dehors,
afin
de
récolter
le
maximum
de
friandises.
Les
chars
démarraient
tout
en
haut
de
la
localité
(une
cité
minière
en
ce
temps-là)
pour
rejoindre
lentement
l'autre
bout
de
la
ville
où
attendaient
les
autorités
et
d'autres
enfants
sages.
De
temps
à
autre,
le
vilain
père
Fouettard
ne
manquait
pas
de
botter
les
fesses
de
quelques
vilains
garnements
et
même
des
adultes
qui
le
dérangeaient.
L'ambiance
des
rues
était
à
la
fête.
Les
yeux
des
grands
et
des
petits
s'émerveillaient
d'approcher
le
grand
monsieur
à
la
longue
barbe
blanche.
Aujourd'hui
encore
ils
se
soviennent
de
ce
temps
heureux
de
l'insouciance
où
tous
les
rêves
prenaient
-
le
6
décembre
-
une
allure
de
réalité
et
un
où
l'atmosphère
avait
encore
le
goût
de
la
magie
de
Noël.
ajouté
le
17.11.08

Gee
:
Ce
soir
c’est
le
réveillon
Je
suis
seule
à
la
maison
Et
je
prends
grand
plaisir
À
réveiller
mes
souvenirs
J’ai
connu
trois
sortes
de
fête
de
Noël
dans
ma
vie,
celles
de
mon
enfance,
celles
de
ma
vie
de
jeune
adulte
jusqu’à
il
y
a
quatre
ans
et
celles
d’aujourd’hui.
Je
suis
issue
d’une
petite
famille,
à
l’époque
de
mon
enfance,
ma
petite
sœur
était
là.
Chez
moi
nous
n’avions
pas
la
période
magique
de
l’attente
de
Noël.
Le
24
mes
parents
nous
envoyaient
au
lit
très
tôt,
vers
19h00,
en
prévision
de
nous
réveiller
vers
22h30
pour
nous
préparer
à
aller
à
l’église
pour
la
messe
de
minuit.
Au
moment
de
nous
coucher,
la
maison
ne
sentait
même
pas
Noël,
aucune
décoration,
pas
de
sapin,
rien
du
tout.
Je
n’ai
jamais
compris
où
mes
parents
cachaient
leur
réserve
de
vitesse
parce
qu’au
moment
où
nous
nous
levions
à
22h30,
le
salon
embaumait
le
sapin
naturel
que
mon
père
avait
rapidement
mais
si
savamment
décoré,
il
mettait
même
les
glaçons
d’argent
un
par
un.
Que
c’était
beau!
La
crèche
était
sous
le
sapin
et
les
cadeaux
aussi
parce
qu’ils
nous
disaient
que
le
Père
Noël
avait
dû
passer
plus
tôt
chez
nous
parce
que
comme
nous
n’avions
pas
de
cheminée,
nous
ne
serions
pas
là
pour
lui
ouvrir
la
porte
à
minuit.
Mais
il
avait
bien
fait
promettre
à
mes
parents
qu’on
n’ouvrirait
pas
les
cadeaux
avant
l’heure!
Et
dans
la
cuisine
flottait
une
bonne
odeur
de
dinde
et
de
tourtières
que
maman
avait
mis
au
four
tôt
en
soirée
pour
qu’on
ait
notre
repas
de
réveillon
au
retour
de
la
messe.
Une
fois
que
le
petit
Jésus
était
bien
né
nous
pouvions
rentrer
chez
nous.
Et
là
c’était
le
déballage
des
cadeaux,
le
repas
délicieux,
les
chants
et
la
fête
traditionnelle
en
famille,
que
nous
quatre,
mais
combien
tricotés
serrés.
C’était
au
Jour
de
l’An
que
nous
avions
la
grosse
fête.
Mais
là
c’était
gros!
On
faisait
250
kilomètres
la
veille
du
Jour
de
l’An
pour
"aller
veiller"
chez
mon
grand-père
maternel.
On
était
une
centaine
à
nous
entasser
dans
la
maison
de
mes
grands-parents,
à
dormir
à
tour
de
rôle,
souvent
de
travers
dans
les
lits
pour
qu'on
arrive
à
s'y
entasser
à
quatre
par
lit
parce
qu’il
n’y
avait
que
huit
chambres
à
deux
grands
lits
par
chambre.
Mais
quelle
fête!
Ça
durait
deux
jours!
Musique,
danse,
chansons,
bouffe
en
quantité
industrielle,
et
la
traditionnelle
bénédiction
paternelle
le
matin
du
Jour
de
l’An.
Et
puis
quand
j’étais
adolescente
ma
grand-mère
nous
a
quittés
et
c’en
fut
fini
de
nos
gros
partys.
Quand
je
me
suis
mariée
j’ai
pris
la
relève.
J’ai
voulu
recréer
un
peu
une
combinaison
de
la
fête
de
Noël
et
du
party
du
Jour
de
l’An.
Mais
je
voulais
y
ajouter
la
magie
de
l’attente.
Je
voulais
que
ma
fille
ait
un
peu
plus
que
ce
que
j’avais
eu
pour
la
période
d’avant
Noël.
Je
commençais
à
me
préparer
tôt,
à
faire
des
villages
de
Noël
sous
le
sapin
de
plus
en
plus
gros,
et
je
voulais
que
la
fête
dure
plus
que
l’espace
d’un
soir.
La
famille
était
toujours
presque
aussi
petite,
alors
j’invitais
les
amis,
la
belle-famille
et
les
voisins
du
building
pour
ne
pas
qu’ils
fassent
de
plainte.
Ha!
Ha!
Ha!
Et
ça
durait
trois
jours.
Ceux
qui
ne
pouvaient
pas
être
là
pour
le
réveillon
du
24
pouvaient
se
rajouter
à
nous
le
25
ou
le
26.
Ceux
qui
habitaient
loin
couchaient
chez
nous.
J’exultais!
J’avais
un
peu
retrouvé
l’ambiance
de
mon
enfance,
à
la
différence
près
que
c’est
moi
qui
cuisinais!!!
Mais
comme
j’adore
faire
la
cuisine...........
Et
puis
il
y
a
quatre
ans
j’ai
tout
arrêté,
mon
parents
ne
pouvaient
plus
se
déplacer.
Je
venais
donc
passer
deux
jours
avec
eux
à
Noël
et
aussi
au
Jour
de
l’An.
Il
y
a
deux
ans
mon
père
est
décédé
et
ma
mère
est
tombée
malade.
Alors
aujourd’hui
mes
Noël
ne
sont
plus.
Je
passe
quelques
heures
avec
ma
mère
le
jour
de
Noël
et
du
Jour
de
l’An
à
la
résidence.
Bien
que
j’adore
ma
mère
et
que
ce
ne
soit
pas
une
corvée
de
passer
du
temps
avec
elle,
au
contraire
je
me
sens
impuissante
à
lui
rendre
tout
ce
qu’elle
m’a
donné,
il
est
fort
possible
qu’un
jour
je
retourne
vivre
à
la
campagne
et
que
je
reprenne
mes
Noël
d’avant.
Mon
plus
grand
plaisir
aujourd’hui
c’est
de
voir
les
étincelles,
même
éphémères,
dans
les
yeux
de
maman
quand
j’arrive
pour
la
maquiller
et
la
coiffer
avant
le
dîner
de
fête.
Elle
est
là
ma
magie!
Et
je
sais
que
même
si
le
lendemain
elle
ne
s’en
souviendra
plus,
elle
aura
eu
quelques
moments
de
bonheur.
Je
voudrais
tellement
pouvoir
lui
donner
plus!
Mes
plus
beaux
Noël,
maman,
c’était
mes
Noël
d’enfant,
quand
la
magie
du
moment
passait
dans
tes
yeux
tendrement.
ajouté
le
04.02.08

Christophe
:
1983,
j'avais
8
ans.
Je
me
souviens
avoir
désiré
ardemment
pour
ce
Noël
la
console
CBS
Colecovision,
dont
la
publicité
avait
quelques
mois
auparavant
envahi
les
écrans
de
la
télévision
française.
De
condition
modeste,
mon
père
m'avait
très
vite
fait
comprendre,
à
juste
titre,
que
son
salaire
n'était
pas
beaucoup
plus
élevé
que
le
prix
de
la
console.
Retour
sur
terre.
Noël,
c'est
le
rêve,
mais
pas
trop
quand
même.
Je
me
rabattis
alors
vers
le
flipper
en
plastique
«
Astro
Shooter
»,
qui
devait
couter
dans
les
200
F
de
l'époque,
un
beau
cadeau
déjà,
que
je
n'étais
pas
du
tout
sûr
d'obtenir.
Notons
que
ce
jouet
se
vend
encore
aujourd'hui
!
La
photo
est
d'ailleurs
toujours
aussi
trompeuse
puisqu'en
réalité,
le
jouet
ne
mesure
qu’une
trentaine
de
centimètres
de
côté.
Longue
attente
jusqu'au
jour
du
réveillon.
Chez
nous,
cela
se
faisait
à
minuit.
Parents,
grands
parents
maternels,
oncle
et
tante
paternels
dinaient
pendant
que
ma
sœur
et
moi
étions
sensés
dormir
jusqu'à
minuit.
Bien
entendu,
l'excitation
était
si
grande
qu'il
nous
était
généralement
impossible
de
fermer
les
yeux.
Enfin
retentit
la
sonnerie
du
vieux
réveil
mécanique
que
mes
parents
nous
prêtaient
pour
l'occasion.
Ouf
!
La
mise
en
scène
était
toujours
la
même
:
la
famille
était
planquée
dans
la
chambre
de
mes
parents
pour
faire
croire
à
ma
petite
sœur
qu'eux
aussi
venaient
de
se
réveiller.
Toutes
lumières
éteintes,
seules
la
guirlande
lumineuse
du
sapin
éclairait
les
cadeaux
éparpillés
dans
la
pénombre.
Un
étonnement
simulés
des
adultes
finissait
de
nous
confirmer
que
le
père
Noël
venait
de
passer.
M'attendant
naïvement
à
un
flipper
aussi
grand
que
ceux
des
cafés
(j'aimais
bien
aller
dans
les
cafés),
je
me
souviens
avoir
été
déçu
de
la
taille
de
mon
paquet.
Pourtant,
le
papier
arraché
allait
révéler
une
boite
gris-métallique
que
je
n'oublierai
jamais,
celle
de
la
console
CBS
que
je
n'espérais
plus
depuis
longtemps.
C'est
la
seule
et
unique
fois
de
ma
vie
ou
j'ai
pleuré
de
joie,
enfin
juste
quelques
pincements
de
lèvres
mal
maitrisés
car
du
haut
des
mes
huit
ans,
j'étais
déjà
un
homme,
moâ
!
Je
pense
que
toute
la
famille
avait
participé
et
avec
le
recul,
je
me
dis
que
malgré
le
sacrifice,
mon
père
avait
bien
joué
le
coup
puisque
lui
aussi
devint
très
vite
accroc
à
la
console.
Si
ça
se
trouve,
il
la
souhaitait
presque
autant
que
moi
cette
console,
le
bougre
!
Après
quelques
minutes
de
déballage
soigneux
et
méthodique
(déjà
un
réflex
de
geek
!),
le
réveillon
était
terminé
pour
moi
qui
plongeai
immédiatement
dans
la
toute
première
version
de
Donkey
Kong,
livrée
avec
la
bête.
J'avais
même
eu
en
plus
le
jeu
Zaxxon,
aujourd'hui
bien
connu
des
historiens
du
jeu
vidéo
pour
avoir
été
le
premier
à
simuler
la
3D.
Mon
grand
père
a
lui
aussi
décroché
pour
passer
les
6
heures
qui
suivirent
à
jouer
avec
moi.
Quelque
chose
d'inoubliable
s'était
passé
ce
soir
là,
un
gorille
et
un
vaisseau
spatial
venaient
de
rentrer
chez
nous.
ajouté
le
02.02.08

Joëlle
:
En
cette
veille
de
Noël
2007
et
malgré
mes
52
ans,
ils
sont
toujours
enfouis
bien
au
chaud
dans
ma
mémoire
et
dans
mon
cœur.
J’ai
toujours
aimé
Noël.
Je
pense
que
cela
tenait
au
fait
que
j’avais
la
chance
d’avoir
une
famille
certes
peu
nombreuse
mais
très
aimante.
Mon
premier
souvenir
remonte
à
une
période
de
ma
vie
que
je
situe
entre
18
mois
et
5
ans.
A
ce
moment-là
j’étais
fille
unique.
Ma
chambre
se
trouvait
juste
à
côté
du
séjour.
Le
24
décembre
j’allais
me
coucher
comme
tous
les
autres
jours.
La
déco
était
identique
à
celle
des
autres
jours.
Seul
l’esprit
de
Noël
régnait.
Comme
il
était
difficile
de
s’endormir
!
J’y
arrivais
tout
de
même
et
je
me
réveillais
à
l’aube.
Je
fonçais
dans
le
séjour
et
là
quelle
merveille
!
Quel
spectacle
féérique
!
Je
découvrais
le
sapin
:
un
vrai
qui
touchait
le
plafond,
embaumant
la
pièce
de
son
frais
parfum.
Il
était
paré
de
boules
multicolores,
de
guirlandes
dorées,
de
guirlandes
électriques
clignotantes
et
de
petits
bougeoirs
en
forme
d’oiseaux,
mais
on
n’allumait
pas
les
bougies
!!!
Pas
très
loin
il
y
avait
la
crèche
abondamment
garnie
de
santons.
Au
pied
du
sapin
il
y
avait
les
cadeaux
et
derrière
moi
…
mes
parents
me
regardaient
et
contemplaient
ma
joie
avec
bonheur.
Je
me
dis
qu’ils
avaient
le
moral
de
faire
tout
cela
sans
bruit
pendant
que
je
dormais
afin
de
me
laisser
cet
effet
sensationnel
de
surprise
au
petit
matin.
J’ai
connu
ce
rituel
de
Noël
tout
le
temps
que
j’ai
cru
au
Père
Noël.
Et
qu’on
a
habité
des
maisons
avec
un
sous-sol.
De
cette
époque,
je
garde
aussi
le
souvenir
de
la
visite
du
marché
aux
santons
de
Marseille
et
de
ma
photo
avec
le
Père
Noël
des
Galeries
Lafayette
de
Marseille,
il
avait
vraiment
un
superbe
costume
et
la
carrure
d’un
vrai
Père
Noël.
J’aimerais
récupérer
cette
photo
en
noir
et
blanc.
Pour
moi
c’est
un
trésor.
En
ce
qui
concerne
le
souvenir
suivant
je
pense
que
je
devais
avoir
environ
7
ans
et
que
je
commençais
peut-être
un
peu
à
douter
de
l’existence
de
ce
fameux
Père
Noël,
d’autant
plus
que
j’allais
à
l’école
publique
et
que
ma
mère
cataloguait
le
couple
d’instituteurs
du
village
d’être
«
des
rouges
».
Effectivement
nous
avions
des
correspondants
moldaves,
nous
avions
une
coopérative
de
classe
et
plus
tard
l’instituteur
est
devenu
le
maire
communiste
du
village.
Je
n’ai
pas
de
souvenirs
de
Noël
à
associer
avec
l’école.
Avec
le
professeur
de
musique
qui
venait
dans
la
classe
chaque
semaine,
nous
apprenions
«
Le
chant
des
partisans
»,
«
Le
temps
du
muguet
»
….
Je
n’ai
pas
de
souvenir
de
chants
de
Noël
appris
à
l’école.
Mes
petites
camarades
pour
la
plupart
étaient
des
filles
d’ouvriers
des
usines
de
pétrochimie
et
peu
d’entre
elles
allaient
au
catéchisme
avec
moi
…
Elles
me
disaient
que
le
Père
Noël
n’existait
pas.
Arrivée
à
la
maison,
mes
parents
avaient
de
meilleures
raisons
qu’elles
pour
me
dire
qu’il
existait.
Je
me
souviens
tout
particulièrement
d'une
année
où
il
avait
miraculeusement
neigé
la
nuit
du
24
au
25
décembre.
Je
suis
sortie
en
vitesse
et
…
j’ai
vu
des
traces
de
pas,
des
traces
de
sapin,
des
traces
de
roues
devant
la
maison.
YES
!!!
J’avais
les
preuves
matérielles
que
le
Père
Noël
existait,
il
ne
m’en
fallait
pas
plus.
La
magie
de
Noël
c’était
reparti
pour
un
tour.
Je
ne
sais
pas
s’il
s’agit
de
la
même
année,
mais
je
me
souviens
qu’une
fois
le
sapin
était
trop
haut,
mes
parents
avaient
été
obligés
de
couper
le
haut
sur
30
à
30
cm
afin
d’y
mettre
l’étoile.
A
l’âge
de
7
ansj’ai
eu
un
petit
frère.
A
l’âge
de
9
ans
j’ai
cessé
de
croire
au
Père
Noël
aveuglément,
j’ai
toujours
à
ce
jour,
des
croyances
bien
à
moi
qui
ne
peuvent
être
classées
dans
les
catégories
traditionnelles
!
Noël
est
resté
une
fête,
une
joie,
une
ambiance
particulière.
Mon
frère
alors
âgé
de
2
ans
a
été
gavé
à
l’histoire
de
Noël,
pour
lui
j’ai
inventé
«
les
commis
du
Père
Noël
»
qui
étaient
en
fait
des
employés
de
supermarchés
mal
déguisés
en
Père
Noël.
Je
lui
ai
fait
faire
des
dessins
de
Noël,
des
lettres
au
Père
Noël.
Mes
grands-parents
maternels
qui
n’avaient
que
nous
deux
comme
petits-enfants
et
qui
habitaient
à
400
km
de
chez
nous
ont
continué
à
jouer
le
jeu.
Ils
recevaient
ces
lettres
et
ils
y
répondaient
merveilleusement,
c’était
plus
vrai
que
vrai.
Nous
avions
aussi
la
chance
d’avoir
un
«
arbre
de
Noël
»
digne
de
ce
nom
chaque
année
dans
l’entreprise
où
notre
père
travaillait.
Les
cadeaux
et
les
friandises
nous
faisaient
plaisir,
mais
le
clou
c’était
le
spectacle.
On
allait
dans
un
théâtre,
un
cinéma
ou
une
salle
avec
une
scène
et
on
admirait
des
clowns,
des
prestidigitateurs,
des
musiciens,
c’était
vraiment
formidable.
Mon
frère
a
cru
au
Père
Noël
jusqu’à
7
ans.
Voilà,
à
14
ans
j’ai
commencé
à
connaître
des
Noëls
ordinaires.
Il
y
avait
toujours
le
sapin,
mais
il
était
devenu
artificiel
et
fait
à
l’avance.
Il
y
avait
toujours
les
cadeaux,
les
décorations,
les
chants
de
Noël,
les
bonnes
choses
à
manger,
mais
il
manquait
le
côté
magique
et
mystérieux
et
ce
n’est
pas
des
moindres.
A
21
ans
j’ai
eu
ma
première
classe
en
tant
qu'institutrice
:
La
magie
de
Noël
est
revenue.
J’ai
fait
chanté
des
chants
de
Noël
à
mes
élèves,
je
leur
ai
fait
faire
des
cartes,
des
bricolages
de
Noël,
bref
:
la
totale,
tout
ce
que
je
pouvais
faire
tout
en
respectant
la
règle
«
Pas
de
religieux
à
l’école
publique
».
Le
10
décembre
1983
j’ai
fait
la
pige
au
Père
Noël.
Je
me
suis
faite
le
plus
beau
cadeau
qu’on
ne
pourra
jamais
me
faire,
même
pas
lui
!
Ce
jour-là
j’ai
donné
naissance
à
ma
fille.
Le
17
décembre
nous
sommes
revenues
à
la
maison
et
elle
a
eu
son
premier
sapin
de
Noël.
Je
crois
que
j’ai
su
contribuer
à
lui
faire
aimer
Noël.
J’aimerais
connaître
ses
meilleurs
souvenirs
de
Noël.
ajouté
le
02.02.08

Geneviève
:
Comme
souvenir
des
Noëls
de
mon
enfance,
j'ai
ceux
que
nous
passions
chaque
année
chez
mes
grands
parents.
Ma
grand-mère
en
vieillissant
avait
résolu
le
problème
de
la
préparation
des
repas
.
Maman
et
mes
deux
tantes
préparaient
une
immense
pile
de
crêpes
et
du
vin
chaud.
Dicrètement,
l'une
d'elles
glissait
un
long
fil
blanc
tout
emmêlé
dans
l'une
des
crêpes
et
c'est
à
qui
la
trouvera
en
essayant
de
découper
sa
crêpe.
Les
cadeaux
pour
les
enfants,
c'était
à
la
Saint-Nicolas.
Je
me
rappelle
l'année
où
mon
père
s'était
acheté
une
caméra
.
Nous
étions
mon
frère
et
moi,
très
impatients
de
descendre
voir
nos
jouets
au
matin
du
6
décembre!
Mais,
il
a
fallu
faire
semblant
de
se
réveiller,
mettre
nos
pantoufles
bien
calmement...le
laisser
descendre
avant
nous
pour
filmer
notre
descente
de
l'escalier,
puis
idem,
il
devait
rentrer
le
premier
dans
la
pièce
pour
filmer
nos
réactions
de
face....
et
le
tout
entre-coupé
de
pauses
pour
remonter
la
caméra
,qui
était
mécanique
à
l'époque,
entre
chaque
scène
!!!
ajouté
le
02.02.08
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