
Découvrez
les meilleurs souvenirs de Noël
que les visiteurs de "Chez le
Père Noël" ont bien
voulu partager avec nous.
Merci pour
leur collaboration ! Vous
pouvez vous aussi participer en en
envoyant vos souvenirs à l'adresse
suivante : chezleperenoel@gmail.com  Thierry
:
Noël
1984, j'avais 6 ans.
A Marseille, mes parents m'avaient emmené faire
du shopping aux Nouvelles Galeries.
J'étais émerveillé par
les décorations de Noël qui
enveloppaient de leur magie les boutiques.
Alors que nous nous trouvions à l'étage,
je vis au rez-de-chaussée un décor
enchanté où trônait
dans son traîneau le Père
Noël dans son bel habit de lumière.
Mes parents m'emmenèrent lui dire
bonjour, en échange d'une photo
avec lui sur ses genoux.
Je me souviens encore quand le photographe
immortalisa cet instant magique que je
n'oublierai jamais auprès de mon
bienveillant grand ami.
En arrière-plan du traîneau,
une grande affiche extraite du film "J'AI
RENCONTRE LE PERE NOËL" avec
Karen Chéryl retenait toute mon
attention.
Je ne vis ce film, sorti pour Noël
1984, que des années plus tard
en cassette-vidéo. En le revisionnant
de temps en temps, il me rappelle bien évidemment
le Noël de mes 6 ans.
Depuis, bien des années ont passé,
et ma photo avec le Père Noël
trône toujours dans ma chambre,
exactement au même endroit où elle
fut posée il y a trente cinq ans.
Un merveilleux souvenir que je ne suis
pas prêt d'oublier, et que je souhaite à toutes
les nouvelles et futures générations
d'enfants.
ajouté le
15.09.19
 Louis
:
1975.
C’est
le 24 décembre, Maman
est dans la cuisine et elle s’affaire à préparer
le repas du réveillon depuis le
matin. Mes sœurs sont venues pour
l’aider et toutes les trois travaillent
en écoutant les chants de Noël
que mon père passe en boucle sur
le tourne-disque. Moi j’attends
impatiemment le réveillon car
il y du homard en entrée, un
entier pour chacun, Papa dit que c’est
une entrée
de notable, (surtout pour un ouvrier
métallurgiste), mais moi je n’en
mangerai pas tout simplement parce que
je n’aime pas ça. Alors
pourquoi je suis si impatient qu’on
les serve? C’est parce
qu’au mois de Juillet et Août nous
avons passé des heures en mer
avec mon père sur une petite Embarcation à pêcher
aux casiers ces fabuleux crustacés
d’un bleu foncé magnifique.
19 en 2 mois, le menu du réveillon
s’imposait de lui-même (merci
au congélateur). Je ne
m’en rendais pas compte à l’époque
mais ces instants passés en mer
avec mon père étaient des
instants privilégiés et
je donnerais cher pour les retrouver
car avec mes parents c’était
Noël tous les jours.
ajouté le
18.12.16
 Thierry
:
C'était
le soir de Noël 1984. Nous passions
le réveillon chez mon oncle.
Ma cousine et moi étions tout
excités à la pensé des
cadeaux que nous allions trouver
au pied du sapin le lendemain matin.
Durant la soirée, nous avons
entendu un bruit au dehors, un bruit
sourd, roque et morne à la
fois. Alors que nous nous demandions
ce que cela pouvait être, les
adultes affirmèrent que c'était
le Père Noël qui faisait
une ronde de reconnaissance dans
le ciel, pour voir si les enfants étaient
sages avant de passer dans les
maisons...
Ce bruit était produit par
le Père Noël ? Pensez
donc ! J'étais deux fois plus
excité à l'idée
qu'il nous voyait en ce moment
!...
Même après toutes ces
années, je m'en souviens encore
comme si c'était hier !...
ajouté le
23.01.16
Calou :
Je me
souviens d’un
réveillon de Noël dans les
années 70 que nous passions chez
une de mes tantes. Le souvenir marquant
de ce réveillon s’est produit
au moment de l’ouverture des cadeaux.
Comme nous n’étions pas
chez nous je regardais mes cousins et
cousines ouvrir leurs paquets. J’étais
triste et envieux en même temps,
et comme nous pouvons facilement l’imaginer
j’avais hâte que la soirée
se termine pour aller à la maison
ouvrir les miens, mais le réveillon était
loin de toucher à sa fin. Au moment
où le plus jeune de mes cousins
ouvrait son cadeau, mon père s’approcha
de moi et me dit « Viens ».
Il m’entraina vers la voiture et
nous partîmes rien que nous deux
pour la maison qui n’était
qu’à quelques kilomètres
de chez ma tante. Arrivé à la
maison nous nous dirigeâmes droit
vers le sapin où tout un tas de
cadeaux se trouvaient dessous. Mon père
me dit « Tu n’en n’ouvres
qu’un, les autres c’est pour
demain avec ton frère et tes sœurs ».
Et il me tendit un paquet que j’ouvris
sans me faire prier. Dans ce paquet il
y avait un magnifique hélicoptère
qui roulait et tournait sur lui-même,
puis à un moment il s’arrêtait
et il montait de quelques centimètres,
ensuite il redescendait et il recommençait
son cycle. Nous jouâmes quelques
minutes ensemble puis nous repartîmes
chez ma tante pour finir le réveillon.
Bien sûr mon fabuleux hélicoptère
me suivit. Mais
ce soir-là,
le plus beau cadeau que mon père
m’a fait ce n’est pas l’hélicoptère,
ce sont les quelques précieux
instants que nous avons passés
rien que tous les deux sous notre magnifique
sapin. J’espère
que tu t’en souviens Papa, parce
que moi je n’oublierai jamais ce
merveilleux souvenir.
ajouté le
12.10.15
Pascal
:
Dans
mon lit le matin de noël, Je me
réveille,
je me lève, j’enfile mes
pantoufles et ma robe de chambre, je
me dirige vers la porte que j’ouvre
précautionneusement pour ne pas
réveiller mes parents qui dorment
a poings fermés après avoir
réveillonné jusqu'à 4
ou 5 heures du matin. Je traverse le
couloir et je regarde dans la salle à manger
où les vestiges du festin de la
nuit sont échoués sur la
table comme des épaves sur une
plage après un naufrage. Je me
dirige ensuite vers le salon ou je retrouve
mon cher sapin que j’ai décoré quelques
jours plus tôt avec maman. Sous
mon merveilleux sapin se trouvent plein
de cadeaux enrubannés dans du
papier rouge, vert et doré. Je
n’ose y toucher tellement l’instant
me semble magique, quand tout à coup
j’entends une voix derrière
moi qui me dit « Vas-y, ouvre les
! ». Je me retourne et je vois
maman qui me sourit et papa qui me prend
en photo sur le vif. Ils ne dormaient
pas tant finalement et je soupçonne
même qu’ils attendaient mon
lever. Comme à chaque Noël
(et même si je n’avais pas
toujours été bien sage
tout au long de l’année),
ma commande au Père Noël était
au complet. Pas une année il ne
manqua un cadeau. Ce petit
souvenir date du début des années 70.
Depuis, bien des personnes que j’aimerai
toute ma vie m’ont quitté,
mais quand à chaque Noël
j’accroche la photo que mon adorable
papa a prise de moi ce matin-là,
je sens la présence de toutes
ces personnes chéries et je me
dis que rien ne sépare les gens
qui s’aiment. Pour
finir, je souhaite à tous
les enfants de la terre d’avoir
des parents aussi aimants que furent
les miens. Et pour mon plus grand
bonheur et celui de mes enfants, ils
le sont toujours. ajouté le
06.11.14
Florence
: Je m'appelle
Florence et j'ai 47 ans, je vis à Bordeaux
(33). Depuis ma plus tendre enfance j'ai
conservé au fond de moi un côté magique
lorsque les fêtes de Nöel
arrivent. Malgré une enfance où j'ai été malade
: j'ai dû partir de chez moi à 10
ans, et cela pendant 3 ans, dans un centre
spécialisé pour un lourd
traitement avant d'être greffée
de la colonne vertébrale. Malgré tout,
rien n'y a fait et je garde toujours
en mémoire quand mon papa chéri
disparu lors de mes 13 ans allait chercher
un pin que l'on mettait dans la salle à manger.
Maman faisait plein de pâtisseries
de Noël de diverses formes. Le bon
chocolat chaud embaumait la cuisine,
et tous les 3 nous fabriquions des décorations
pour les accrocher dans notre arbre.
C'était magique. Quant arrivait
le 24 décembre au soir j'étais
excitée comme une puce car toute
la famille proche venait se joindre à nous
pour faire réveillon dans la bonne
humeur. Malgré qu'aujourd'hui,
j'ai un grand fils âgé de
20 ans, j'ai toujours conservé cette
magie de Nöel et chez moi la maison
ressemble vraiment à celle du
Père-Nöel : l'esprit de la
chaleur humaine, de la joie de vivre,
malgré les soucis du quotidien
que je mets de côté pour
communiquer cette ambiance à mes
proches qui adorent venir réveillonner
chez moi avec, bien sûr, le feu
de cheminée pour l'atmosphère.
Je souhaite à tout le monde une
bonne fin d'année durant les 3
mois qui nous séparent de cette
merveilleuse fête. ajouté le
07.10.12  Benoit
: Ca y
est! Le grand jour est enfin arrivé!
Celui ou toute la famille se réunit pour décorer
la maison de mes parents.
Chacun s'affaire à sa tâche, les femmes décorent l'intérieur,
les hommes s'occupent de l'extérieur, pendant que passe des chansons
de Noël sur la platine cd.
Comme tous les ans, la bonne humeur est au rendez-vous. On chante, on rit...
Un petit chocolat chaud pour la pause, ou un vin chaud, on verra bien!
Le résultat est magnifique comme chaque année, puisque nous sommes
tous réunis!
Les cadeaux, oui bien sûr, mais avant tout passent la fête, la
convivialité et le plaisir d'être ensemble.
Les enfants attendent le moment magique où ils trouveront sous le sapin
les jouets tant espérés. Leurs yeux brillent.
Certains d'entre nous se prennent encore à douter, et même croire
qu'ils apercevront un détail, ou peut-être la silouette d'un vieux
Monsieur habillé tout de rouge...
C'était hier losque j'étais gamin, et par chance ça
l'est encore aujourd'hui.
La famille s'agrandit au fil du temps, et pourtant nous sommes tous réunis
chaque année.
Joyeux Noël à tous!!! ajouté le
23.11.10  Christelle
: Je suis
Christelle de Marcillac (33), j'ai
42 ans. Mes Noëls
d'enfance n'ont rien d'extraordinaire,
mais juste un peu pour dire que l'on
a pas besoin de voir pour croire, et
que l'esprit de Noël a toujours été présent
au fond de moi-même. J'ai toujours
cru en quelque chose de magique concernant
la nuit de Noël, et je continue à y
croire encore. C'est pourquoi, malgré les épreuves
de la vie, je suis toujours très
joyeuse lorsqu'arrive le temps des fêtes.
Petite, je vivais chez ma grand -mère à la campagne, et à l'époque,
on me mettait au lit assez tôt le 24 Décembre. Je laissais toujours
un bol de chocolat chaud sur la table avec des biscuits. C'est ma mère,
je pense, qui faisait le sapin, et au matin du 25 décembre, je découvrais
mes cadeaux dessous, et l'on déjeunait tous en famille ensuite.
Au fil du temps, j'ai de plus en plus aimé Noëll. Dès que
la période des fêtes arrivait, j'allais toujours acheter des nouvelles
décorations, l'ambiance était gaie, je prenais un plaisir inoui à monter
le sapin et tout ce qui l'accompagne, et les réveillons devenaient de
plus en plus gourmands, et nous allions à la messe de minuit.
La messe de minuit, à la campagne, c'est très beau. L'atmosphère
est prenante, ça a toujours un air des Noël de jadis, par le froid,
le vent, l'odeur de l'encens, les chants de Noël, et soudain, la chaleur
et l'odeur ennivrantes des maisons .
Plus tard, nous sommes allés passés nos fêtes à Royan,
où nous avions une résidence secondaire. Nous étions en
banlieue, non loin du front de mer, une église était juste à côté,
et , malgré la ville déserte à cette époque de
l'année, l'atmosphère était très prenante. Tout était
fort bien décoré, la "mode" des décorations
de Noël était de plus en plus forte, et nous avons commencé à organiser
des réveillons plus conséquents les 24 Décembre.
Mon enfance passée, même sans enfant, j'ai continué à entretenir
cette "passion" pour Noël, où que je puisse me trouver.
Actuellement, j'ai un petit garçon de 10 ans, et je pense prendre plus
de plaisir que lui à préparer cette fête, qui a toujours
une place prépondérante dans mon coeur. Juste avant le mois de
Décembre, je fais le ménage en grand, et le 1er, je commence à décorer
la maison afin de pouvoir en profiter le plus longtemps possible. Lorsque Janvier
arrive, j'enlève tout à contre-coeur, et il me tarde déjà le
Noël prochain. ajouté le
23.11.10  Calou
: On me
surnomme Calou, j’ai 47 ans et je vis dans une
région au passé sidérurgique.
Dans ma petite ville il y avait une usine
qui employait 6000 personnes environ.
Malgré sa taille cette usine était très paternaliste et
malgré la dureté du travail les gens s’y sentaient bien.
Je me souviens qu’à Noel, le soir du réveillon, a minuit
pile, la sirène sonnait. Mon père attendait religieusement se
moment pour entonner avec ma mère et tout les autres membres de la famille
le fameux minuit chrétien accompagné sur le tourne disque par
TINO ROSSI . C’était un moment magique pour moi car après
ce chant je savais que la distributions de cadeaux devait débuter. Le soir
du réveillon
de la saint Sylvestre la sirène
de l’usine retentissait à nouveau
pour lancer le départ des « bonnes
année » et des embrassades.
Nous sortions dans la rue pour souhaiter
la bonne année aux voisins et
collègues de travail car à cette époque
la solidarité existait encore.
Le lendemain tout le monde retournait
fabriquer l’acier. Aujourd’hui nous
fêtons toujours Noël et le
jour de l’an en famille mais la
sirène ne sonne plus car l’usine
a disparu et avec elle, la solidarité des
gens qui y travaillaient. La vie est
ainsi, rien n’est éternel
mais heureusement il nous reste les souvenirs. ajouté le
18.12.09  Marion
: Noël est une période
magique, surtout en étant petit. Même
si je n'ai que 16 ans, je me rappelle
très bien mes Noëls de petite fille.
Je me rappelle précisément un Noël où ma cousine était venue pour la première
et dernière fois. Ils étaient arrivés dans l'après-midi. Je me rappelle ma
joie quand j'avais vu ma cousine. Nous étions directement allées chercher nos
jouets. Je lui ai montré le beau sapin que j'avais fait avec mes parents et
ma soeur. Quand le soir venait, mon père mettait les chants de Noël que j'adorais
et que j'adore toujours chanter. Ma mère et ma grand-mère, ainsi que ma soeur,
dressaient la table avec les bougies. Ma cousine et moi allions de droite et
de gauche, essayant de prendre des bonnes choses à manger, impatientes.
Venait l'heure du repas avec toute la famille réunie. Il y avait plein de bonnes
choses sur la table. Les discussions s' élevaient dans la maison, une ambiance
de fête régnait. Ma cousine et moi n'arrêtions pas de bouger, entre chaque
plat, trop impatientes que le Père Noël passe. Enfin, après le dessert et les
chocolats, ma soeur nous emmenait dans ma chambre, pour attendre que le Père
Noël arrive, et mette les cadeaux sous le sapin.
Je me rappelle que pour marquer l'arrivée du Père Noël, mes parents utilisaient
une cloche. J'adorais ce bruit. Quelle était ma joie quand je découvrais mes
cadeaux! Enlever les papiers et jouer avec mes jouets ça reste un souvenir
parmi tant d'autres.
ajouté le
24.11.09  Pascal
: J'ai
10 ans. La cloche sonne, je ferme mon
cartable, je sors
de l'école et je prends le chemin
qui me ramène à la maison.
Dehors c'est l'hiver, je marche et j'ai
froid. J'arrive dans ma rue, je rentre
dans la maison et aussitôt l'odeur du café au lait et du pain
grillé vient me chatouiller les narines. Je rentre dans la cuisine,
maman m'embrasse et me sourit.
Je mange mes tartines et bois mon café au lait en regardant par la fenêtre.
Ce froid qui ne peut plus m'atteindre. Je suis bien.
Demain il n'y a pas école et j'irai avec papa et maman voir les illuminations
de la grande ville et admirer les décorations des vitrines des grands
magasins car c'est bientôt Noël et il est temps d'aller choisir
les cadeaux pour ce merveilleux soir où toute la famille sera réunie
autour de la table du réveillon.
Mon enfance est remplie de merveilleux souvenirs qui viennent me réchauffer
quand dans ma vie il fait froid.
Merci à mes parents de les avoir crées.
ajouté le
06.11.09  Mélina
: Le
24 décembre
2007.
Moi, mes sœurs et ma mère nous levons tôt, nous avons de
choses à préparer pour noël. A midi, nous mangeons vite
fait et léger. Une fois fini le déjeuner, nous pouvons commencer
les préparations. Vite un coup de balai par là, un autre par
ici. La vaisselle est faite. Coraline, ma grande sœur commence à préparer
le repas de se soir. Alexia, Lorine (mes deux petites sœurs) et moi décorons
la table : nous mettons une jolie nappe en papier rouge, puis nous faisons
des dessins aux feutres pailletés sur celle-ci. Nous accrochons une
guirlande lumineuse autour de la table, et nous suspendons au plafond des étoiles
en plastique très belles. Nous mettons la table : des assiettes dorées
et des couverts en argent. Des verres à pied feront l'affaire. Des petits
flocons en papier finiront de décorer notre table. Une
fois que tout est prêt, y compris le repas, nous
nous asseyons en cercle par terre, ma
mère prend un livre, et nous lit
une histoire fantastique. Nous mangeons
un délicieux diner. Il est déjà 23H
au moment où nous attaquons la
bûche de Noël que Maman et
Coraline ont faite. Mais, bien sûr,
avant de manger celui-ci, nous ouvrons
le dernier cadeau du calendrier de l'Avent
que ma mère avait créé avec
amour. C'est un gros cadeau. Lorine commence
par l'ouvrir: elle sort le "trésor" du
carton. Celui-ci est encore emballé.
Elle le donne à Alexia, qui ouvre
le deuxième emballage. Mais quelle
surprise de voir qu'il y en a un troisième!
Donc, elle me le passe. J'arrache le
papier, mais il y en a encore un!!!!
Je le tends à Coraline qui le
prend. Le cadeau rétrécit
et nous nous demandons s'il y a vraiment
quelque chose dedans ... Ma grande sœur
l'ouvre... mais toujours rien. Elle le
redonne à Lorine, qui en l'ouvrant
tombe sur un papier. Dessus, il est écrit: "Joyeux
Noël ! Coraline et Maman ont décidé de
vous offrir un gros cadeau pour ce 24
décembre 2007. Vous êtes
donc invitées à venir dans
un des plus grands parcs d'attraction,
et le plus féérique. Je
vous attends au parc ... Disneyland Paris.
A bientôt et encore : Joyeux Noël
!" En entendant
ces mots, mes deux petites sœurs et moi avons
un énorme sourire. L'émotion
et la surprise sont trop grandes. Je
suis hyper contente, et les larmes me
montent aux yeux! Je craque. Je pleure
et ris en même temps. Ma mère
et Coraline sont heureuses que ça
nous ait fait plaisir. Nous finissons
la soirée en dansant, chantant
et avec mes sœurs nous présentons
une petite pièce de théâtre,
que nous avions écrite et préparé pour
notre mère. Nous allâmes
nous coucher vers minuit et demi. Avec
mes sœurs nous dormons dans la même
chambre. Avant de dormir, nous parlons
un peu entre nous. Nous nous racontons
ce que l'on souhaiterait avoir dans nos
chaussons le lendemain matin. Puis nous
essayons de nous endormir, mais comme
chaque année, c'est difficile.
Et bien sûr, le 25 décembre
au matin, nous nous réveillons
très tôt. Mais nous devons
attendre que maman vienne nous chercher.
Donc, nous parlons entre nous. Nous ne
faisons pas trop de bruit, car même
si nous sommes pressées d'ouvrir
nos cadeaux, nous acceptons le sommeil
de maman. Elle finit par arriver, et
comme toujours, elle nous fait attendre
plus longtemps en nous interdisant de
descendre. Puis quand nous arrivons enfin
en bas, dans le salon, nous sommes toute ébahies.
Il y a plein de cadeaux partout. Nous
prenons quelques photos, et commençons à ouvrir
nos paquets. Nous avons toutes eu ce
que nous voulions le plus. Mais Noël
n'est pas fini. Nous allons dehors. Il
y a un peu de neige, pas beaucoup, mais
assez pour que nous puissions nous amuser.
La fête continue. Le 26, nous allons
chez mes grands parents maternels. Nous
gardons un très bon souvenir de
ce Noël magique. Au mois de février
2008, nous irons faire notre petit voyage
au pays de Disney....
ajouté le
07.12.08  Nicole : Mes souvenirs
de Noël
sont merveilleux, car il y avait encore
de l'innocence à mon époque,
je suis aujourd'hui une grand mère
de 63 ans, et je regrette la magie des
soirées de Noël. Cela commençait
le matin, mon père et mon grand-père étaient
partis dans la forêt couper un
arbre, nous l'installions près
de la cheminée. Ma mère
avait récupéré toute
l'année les emballages des chocolat,
papier argent. Nous avions ramassés
des pignes de pin, des feuillages, que
nous avions peints avec le produit argenté qui
servait à faire briller les cuisinières
et la décoration commençait,
nous n'achetions rien dans les magasins,
tout était fabriqué par
nous, et nos mamans.
Ensuite les mamans disparaissaient en
cuisine, de bonnes odeurs remplissaient
la maison, interdiction de pénétrer dans la pièce ou était
stockés les corbeilles d'oreillettes, les plaques de nougat noir et
blanc, les
13 desserts. Comme le repas se faisait toujours chez nos grands parents à la
ferme, petit à petit toute la famille arrivait, les bras chargés
de bonnes choses à manger. Les cousins et les cousines, dont certains
que nous ne voyons pas souvent, mais avec lesquels les parties de jeux duraient
toute la journée, c'était fabuleux.
Le soir, la table était dressée :trois nappes, trois bougeoirs,
trois plats de lentilles germées. Le repas durait des heures, pour nous
les enfants c'était toujours trop long. Alors mon grand-père
avait trouvé un truc pour
que nous restions tranquilles : il nous racontait que les animaux dans la nuit
de Noël parlaient avec les enfants, mais seulement avec les enfants très
sages ! Je dois dire que je n'ai sûrement jamais été très
sage, car je ne les ai jamais entendus ... mais c'était l'astuce pour
qu'ils puissent mettre les cadeaux autour de l'arbre sans nous avoir dans les
pattes. Mais avant les cadeaux, il y avait la messe de minuit, les chants,
l'église illuminée, l'offrande de l'agneau, la découverte
de la crêche, les parents nous faisait comprendre que Noël, c'est
d'abord la naissance du "petit Jésus" et ensuite les cadeaux
du Père Noël.
ajouté le
29.11.08  Marie : Décembre était
là. Nous avions la chance d'habiter
une grande maison, avec nos parents et
grands-parents. Dès le 6 décembre,
le sapin de Noël trônait dans
le séjour. C'était toujours
maman qui le décorait. Il était
superbe avec ses boules et ses guirlandes
scintillantes ressorties chaque année
de deux vieilles valises placées
au grenier. Plus que le père Noël,
nous attendions Saint-Nicolas. Qui passait évidemment
chez tous les enfants sages du quartier
où nous habitions. Voilà quinze
jours déjà que ma grand-mère
me disait en scrutant le ciel coloré de
rouge et bleu que c'était Saint
Nicolas qui cuisait ses pains d'épices
pour le soir du 6 décembre et
qu'il fallait être très
sage désormais. J'étais
admirative devant ce ciel plein de couleurs
ardentes et chatoyantes. A l'extérieur,
l'hiver avait déjà revêtu
son manteau blanc.
Au soir du 6 décembre, quand grand père Dédé -
c'était son surnom - rentrait du jardin, il disait à grand mère
Alice qu'il avait entendu le grand Saint Nicolas tout près dans le quartier.
Très vite ma grand-mère venait nous prévenir, maman, papa,
mon frère Henri et moi qu'il fallait rester désormais dans le
séjour au cas où il passerait chez nous. Maman nous faisait les
dernières recommandations et s'en allait - disait-elle surveiller par
la fenêtre son arrivée - et elle disparaissait. Grand père
nous prenait alors sur ses genoux, mon frère et moi, et nous restions
là, à attendre le grand Saint Nicolas. Quand tout à coup,
plusieurs coups de clochettes résonnèrent dans l'arrière
cuisine. Le voilà qui arrivait... Tous
tremblants, sur les genoux de grand-père ou de
papa, quelle n'était notre surprise
chaque année pour Henri et moi
de voir le grand Saint entrer dans le
séjour, avec ses bottes en cuir
brun rougeâtre (des bottes étranges...)
lunettes sur le nez et habits scintillants,
la barbe bien fournies. L'on voyait à peine
ses yeux. Nous étions assis près
du sapin et Saint Nicolas nous demandait à tour
de rôle si nous avions été bien
sages, si nous avions bien travaillé à l'école
et si nous connaissions bien nos prières
(il fallait lui en réciter une)....J'étais
toujours très impressionnée,
car ce personnage merveilleux m'intriguait.
Quant à mon frère, il pleurait
de peur devant Saint-Nicolas. Après
quelques recommandations de sa part,
il s'en allait comme il était
venu. J'entendais grand mère Alice
lui dire de grands MERCI et AU REVOIR
- A L'ANNEE PROCHAINE...! Quelques instants
plus tard, elle nous disait de nous rendre
dans le petit salon juste à côté où Saint
Nicolas avait laissé quelque chose
pour nous deux. Pains d'épices
et jouets nous attendaient sur la petite
table. Quelle joie chaque année
que son passage. Je découvris
des années plus tard, que les
bottes de Saint Nicolas si mystérieuses étaient
celles de papa et les lunettes celles
de maman. Mais qui était donc
ce grand Saint Nicolas ? Il m'a toujours
semblé qu'il avait les mêmes
yeux clairs que maman. Mais le mystère
reste entier...
ajouté le
11.11.08  Marie (suite) : Je pense
que mes enfants ne me contrediront
pas. Saint-Nicolas
reste le patron des enfants et des petits écoliers
dans notre Lorraine. Mais ces souvenirs
pourraient être de toutes les régions.
En ce mois de décembre, chaque
année, au temps où mes
enfants étaient encore petits,
l'attente de Saint Nicolas était
longue. Les enfants songeaient depuis
quelques semaines déjà à son
passage. Dessins et bonnes résolutions étaient
leurs devises du moments. Le 5 ou 6 décembre,
après le repas de midi, toute
la famille partait chez grand-mère
Henriette et pépé Théo
car le Saint patron et son acolyte, le
vilain père Fouettard, la terreur
des gamins, défilaient dans les
rues de la ville. 14 h. Et la musique
se faisait entendre. Tous les enfants
du quartier - parents y compris - se
tenaient devant les portes pour admirer
le passage du grand Saint, précédé d'un
cortège de chars sur lesquels
trônaient des anges et autres personnages.
On voyait les gamins courir dans tous
les sens, sachets à la main, peu
importe le temps au dehors, afin de récolter
le maximum de friandises. Les chars démarraient
tout en haut de la localité (une
cité minière en ce temps-là)
pour rejoindre lentement l'autre bout
de la ville où attendaient les
autorités et d'autres enfants
sages. De temps à autre, le vilain
père Fouettard ne manquait pas
de botter les fesses de quelques vilains
garnements et même des adultes
qui le dérangeaient. L'ambiance
des rues était à la fête.
Les yeux des grands et des petits s'émerveillaient
d'approcher le grand monsieur à la
longue barbe blanche. Aujourd'hui encore
ils se soviennent de ce temps heureux
de l'insouciance où tous les rêves
prenaient - le 6 décembre - une
allure de réalité et un
où l'atmosphère avait encore
le goût de la magie de Noël. ajouté le
17.11.08  Gee : Ce soir
c’est
le réveillon
Je suis seule à la maison
Et je prends grand plaisir
À réveiller mes souvenirs
J’ai connu trois sortes de fête de Noël dans ma vie, celles
de mon enfance, celles de ma vie de jeune adulte jusqu’à il y
a quatre ans et celles d’aujourd’hui. Je suis
issue d’une
petite famille, à l’époque
de mon enfance, ma petite sœur était
là. Chez moi nous n’avions
pas la période magique de l’attente
de Noël. Le 24 mes parents nous
envoyaient au lit très tôt,
vers 19h00, en prévision de nous
réveiller vers 22h30 pour nous
préparer à aller à l’église
pour la messe de minuit. Au moment
de nous coucher, la maison ne sentait
même pas Noël,
aucune décoration, pas de sapin,
rien du tout. Je n’ai jamais
compris où mes parents cachaient
leur réserve de vitesse parce
qu’au moment où nous nous
levions à 22h30, le salon embaumait
le sapin naturel que mon père
avait rapidement mais si savamment décoré,
il mettait même les glaçons
d’argent un par un. Que c’était
beau! La crèche était sous
le sapin et les cadeaux aussi parce qu’ils
nous disaient que le Père Noël
avait dû passer plus tôt
chez nous parce que comme nous n’avions
pas de cheminée, nous ne serions
pas là pour lui ouvrir la porte à minuit.
Mais il avait bien fait promettre à mes
parents qu’on n’ouvrirait
pas les cadeaux avant l’heure! Et dans
la cuisine flottait une bonne odeur
de dinde et de tourtières
que maman avait mis au four tôt
en soirée pour qu’on ait
notre repas de réveillon au retour
de la messe. Une fois
que le petit Jésus était bien né nous
pouvions rentrer chez nous. Et là c’était
le déballage des cadeaux, le repas
délicieux, les chants et la fête
traditionnelle en famille, que nous quatre,
mais combien tricotés serrés. C’était
au Jour de l’An que nous avions
la grosse fête. Mais là c’était
gros! On faisait 250 kilomètres
la veille du Jour de l’An pour "aller
veiller" chez mon grand-père
maternel. On était une centaine à nous
entasser dans la maison de mes grands-parents, à dormir à tour
de rôle, souvent de travers dans
les lits pour qu'on arrive à s'y
entasser à quatre par lit parce
qu’il n’y avait que huit
chambres à deux grands lits par
chambre. Mais quelle fête! Ça
durait deux jours! Musique, danse, chansons,
bouffe en quantité industrielle,
et la traditionnelle bénédiction
paternelle le matin du Jour de l’An. Et puis
quand j’étais
adolescente ma grand-mère nous
a quittés et c’en fut fini
de nos gros partys. Quand
je me suis mariée
j’ai pris la relève. J’ai
voulu recréer un peu une combinaison
de la fête de Noël et du party
du Jour de l’An. Mais je voulais
y ajouter la magie de l’attente.
Je voulais que ma fille ait un peu plus
que ce que j’avais eu pour la période
d’avant Noël. Je commençais à me
préparer tôt, à faire
des villages de Noël sous le sapin
de plus en plus gros, et je voulais que
la fête dure plus que l’espace
d’un soir. La famille était
toujours presque aussi petite, alors
j’invitais les amis, la belle-famille
et les voisins du building pour ne pas
qu’ils fassent de plainte. Ha!
Ha! Ha! Et ça durait
trois jours. Ceux qui ne pouvaient pas être
là pour le réveillon du
24 pouvaient se rajouter à nous
le 25 ou le 26. Ceux qui habitaient loin
couchaient chez nous. J’exultais!
J’avais un peu retrouvé l’ambiance
de mon enfance, à la différence
près que c’est moi qui cuisinais!!!
Mais comme j’adore faire la cuisine........... Et puis
il y a quatre ans j’ai tout arrêté,
mon parents ne pouvaient plus se déplacer.
Je venais donc passer deux jours avec
eux à Noël et aussi au Jour
de l’An. Il y a deux ans mon père
est décédé et ma
mère est tombée malade.
Alors aujourd’hui mes Noël
ne sont plus. Je passe quelques heures
avec ma mère le jour de Noël
et du Jour de l’An à la
résidence. Bien
que j’adore
ma mère et que ce ne soit pas
une corvée de passer du temps
avec elle, au contraire je me sens impuissante à lui
rendre tout ce qu’elle m’a
donné, il est fort possible qu’un
jour je retourne vivre à la campagne
et que je reprenne mes Noël d’avant. Mon plus
grand plaisir aujourd’hui c’est de voir
les étincelles, même éphémères,
dans les yeux de maman quand j’arrive
pour la maquiller et la coiffer avant
le dîner de fête. Elle est
là ma magie! Et je sais que même
si le lendemain elle ne s’en souviendra
plus, elle aura eu quelques moments de
bonheur. Je voudrais tellement pouvoir
lui donner plus! Mes plus beaux Noël,
maman,
c’était mes Noël d’enfant,
quand la magie du moment
passait dans tes yeux tendrement. ajouté le
04.02.08  Christophe : 1983,
j'avais 8 ans. Je me souviens avoir
désiré ardemment
pour ce Noël la console CBS Colecovision,
dont la publicité avait quelques
mois auparavant envahi les écrans
de la télévision française.
De condition modeste, mon père
m'avait très vite fait comprendre, à juste
titre, que son salaire n'était
pas beaucoup plus élevé que
le prix de la console. Retour sur terre.
Noël, c'est le rêve, mais
pas trop quand même.
Je me rabattis alors vers le flipper
en plastique « Astro Shooter »,
qui devait couter dans les 200 F de l'époque, un beau cadeau déjà,
que je n'étais pas du tout sûr d'obtenir. Notons que ce jouet
se vend encore aujourd'hui ! La photo est d'ailleurs toujours aussi trompeuse
puisqu'en réalité, le jouet ne mesure qu’une trentaine
de centimètres de côté. Longue
attente jusqu'au jour du réveillon. Chez nous,
cela se faisait à minuit. Parents,
grands parents maternels, oncle et tante
paternels dinaient pendant que ma sœur
et moi étions sensés dormir
jusqu'à minuit. Bien entendu,
l'excitation était si grande qu'il
nous était généralement
impossible de fermer les yeux. Enfin
retentit la sonnerie du vieux réveil
mécanique que mes parents nous
prêtaient pour l'occasion. Ouf
!
La mise en scène était toujours la même : la famille était
planquée dans la chambre de mes parents pour faire croire à ma
petite sœur qu'eux aussi venaient de se réveiller. Toutes lumières éteintes,
seules la guirlande lumineuse du sapin éclairait les cadeaux éparpillés
dans la pénombre. Un étonnement simulés des adultes finissait
de nous confirmer que le père Noël venait de passer.
M'attendant naïvement à un flipper aussi grand que ceux des cafés
(j'aimais bien aller dans les cafés), je me souviens avoir été déçu
de la taille de mon paquet. Pourtant, le papier arraché allait révéler
une boite gris-métallique que je n'oublierai jamais, celle de la console
CBS que je n'espérais plus depuis longtemps. C'est la seule et unique
fois de ma vie ou j'ai pleuré de joie, enfin juste quelques pincements
de lèvres mal maitrisés car du haut des mes huit ans, j'étais
déjà un homme, moâ ! Je pense que toute la famille avait
participé et avec le recul, je me dis que malgré le sacrifice,
mon père avait bien joué le coup puisque lui aussi devint très
vite accroc à la console. Si ça se trouve, il la souhaitait presque
autant que moi cette console, le bougre !
Après quelques minutes de déballage soigneux et méthodique
(déjà un réflex de geek !), le réveillon était
terminé pour moi qui plongeai immédiatement dans la toute première
version de Donkey Kong, livrée avec la bête. J'avais même
eu en plus le jeu Zaxxon, aujourd'hui bien connu des historiens du jeu vidéo
pour avoir été le premier à simuler la 3D. Mon grand père
a lui aussi décroché pour passer les 6 heures qui suivirent à jouer
avec moi. Quelque chose d'inoubliable s'était passé ce soir là,
un gorille et un vaisseau spatial venaient de rentrer chez nous. ajouté le
02.02.08  Joëlle
: En cette
veille de Noël
2007 et malgré mes 52 ans, ils
sont toujours enfouis bien au chaud dans
ma mémoire et dans mon cœur.
J’ai toujours aimé Noël. Je pense que cela tenait au fait
que j’avais la chance d’avoir une famille certes peu nombreuse
mais très aimante.
Mon premier souvenir remonte à une période de ma vie que je situe
entre 18 mois et 5 ans. A ce moment-là j’étais fille unique.
Ma chambre se trouvait juste à côté du séjour.
Le 24 décembre j’allais me coucher comme tous les autres jours.
La déco était identique à celle des autres jours. Seul
l’esprit de Noël régnait. Comme il était difficile
de s’endormir ! J’y arrivais tout de même et je me réveillais à l’aube.
Je fonçais dans le séjour et là quelle merveille ! Quel
spectacle féérique ! Je découvrais le sapin : un vrai
qui touchait le plafond, embaumant la pièce de son frais parfum. Il était
paré de boules multicolores, de guirlandes dorées, de guirlandes électriques
clignotantes et de petits bougeoirs en forme d’oiseaux, mais on n’allumait
pas les bougies !!! Pas très loin il y avait la crèche abondamment
garnie de santons. Au pied du sapin il y avait les cadeaux et derrière
moi … mes parents me regardaient et contemplaient ma joie avec bonheur.
Je me dis qu’ils avaient le moral de faire tout cela sans bruit pendant
que je dormais afin de me laisser cet effet sensationnel de surprise au petit
matin. J’ai connu ce rituel de Noël tout le temps que j’ai
cru au Père Noël. Et qu’on a habité des maisons avec
un sous-sol.
De cette époque, je garde aussi le souvenir de la visite du marché aux
santons de Marseille et de ma photo avec le Père Noël des Galeries
Lafayette de Marseille, il avait vraiment un superbe costume et la carrure
d’un vrai Père Noël. J’aimerais récupérer
cette photo en noir et blanc. Pour moi c’est un trésor.
En ce qui concerne le souvenir suivant je pense que je devais avoir environ
7 ans et que je commençais peut-être un peu à douter de
l’existence de ce fameux Père Noël, d’autant plus que
j’allais à l’école publique et que ma mère
cataloguait le couple d’instituteurs du village d’être « des
rouges ». Effectivement nous avions des correspondants moldaves, nous
avions une coopérative de classe et plus tard l’instituteur est
devenu le maire communiste du village. Je n’ai pas de souvenirs de Noël à associer
avec l’école. Avec le professeur de musique qui venait dans la
classe chaque semaine, nous apprenions « Le chant des partisans », « Le
temps du muguet » …. Je n’ai pas de souvenir de chants de
Noël appris à l’école. Mes petites camarades pour
la plupart étaient des filles d’ouvriers des usines de pétrochimie
et peu d’entre elles allaient au catéchisme avec moi … Elles
me disaient que le Père Noël n’existait pas. Arrivée à la
maison, mes parents avaient de meilleures raisons qu’elles pour me dire
qu’il existait. Je me souviens tout particulièrement d'une année
où il avait miraculeusement neigé la nuit du 24 au 25 décembre.
Je suis sortie en vitesse et … j’ai vu des traces de pas, des traces
de sapin, des traces de roues devant la maison. YES !!! J’avais les preuves
matérielles que le Père Noël existait, il ne m’en
fallait pas plus. La magie de Noël c’était reparti pour un
tour. Je ne sais pas s’il s’agit de la même année,
mais je me souviens qu’une fois le sapin était trop haut, mes
parents avaient été obligés de couper le haut sur 30 à 30
cm afin d’y mettre l’étoile.
A l’âge de 7 ansj’ai eu un petit frère.
A l’âge de 9 ans j’ai cessé de croire au Père
Noël aveuglément, j’ai toujours à ce jour, des croyances
bien à moi qui ne peuvent être classées dans les catégories
traditionnelles !
Noël est resté une fête, une joie, une ambiance particulière.
Mon frère alors âgé de 2 ans a été gavé à l’histoire
de Noël, pour lui j’ai inventé « les commis du Père
Noël » qui étaient en fait des employés de supermarchés
mal déguisés en Père Noël. Je lui ai fait faire des
dessins de Noël, des lettres au Père Noël. Mes grands-parents
maternels qui n’avaient que nous deux comme petits-enfants et qui habitaient à 400
km de chez nous ont continué à jouer le jeu. Ils recevaient ces
lettres et ils y répondaient merveilleusement, c’était
plus vrai que vrai.
Nous avions aussi la chance d’avoir un « arbre de Noël » digne
de ce nom chaque année dans l’entreprise où notre père
travaillait. Les cadeaux et les friandises nous faisaient plaisir, mais le
clou c’était le spectacle. On allait dans un théâtre,
un cinéma ou une salle avec une scène et on admirait des clowns,
des prestidigitateurs, des musiciens, c’était vraiment formidable.
Mon frère a cru au Père Noël jusqu’à 7 ans.
Voilà, à 14 ans j’ai commencé à connaître
des Noëls ordinaires. Il y avait toujours le sapin, mais il était
devenu artificiel et fait à l’avance. Il y avait toujours les
cadeaux, les décorations, les chants de Noël, les bonnes choses à manger,
mais il manquait le côté magique et mystérieux et ce n’est
pas des moindres.
A 21 ans j’ai eu ma première classe en tant qu'institutrice :
La magie de Noël est revenue. J’ai fait chanté des chants
de Noël à mes élèves, je leur ai fait faire des cartes,
des bricolages de Noël, bref : la totale, tout ce que je pouvais faire
tout en respectant la règle « Pas de religieux à l’école
publique ».
Le 10 décembre 1983 j’ai fait la pige au Père Noël.
Je me suis faite le plus beau cadeau qu’on ne pourra jamais me faire,
même pas lui ! Ce jour-là j’ai donné naissance à ma
fille. Le 17 décembre nous sommes revenues à la maison et elle
a eu son premier sapin de Noël.
Je crois que j’ai su contribuer à lui faire aimer Noël. J’aimerais
connaître ses meilleurs souvenirs de Noël. ajouté le
02.02.08  Geneviève
: Comme
souvenir des Noëls
de mon enfance, j'ai ceux que nous passions
chaque année chez mes grands parents.
Ma grand-mère en vieillissant
avait résolu le problème
de la préparation des repas .
Maman et mes deux tantes préparaient
une immense pile de crêpes et du
vin chaud. Dicrètement, l'une
d'elles glissait un long fil blanc tout
emmêlé dans l'une des crêpes
et c'est à qui la trouvera en
essayant de découper sa crêpe.
Les cadeaux pour les enfants, c'était à la Saint-Nicolas. Je
me rappelle l'année où mon père s'était acheté une
caméra . Nous étions mon frère et moi, très impatients
de descendre voir nos jouets au matin du 6 décembre! Mais, il a fallu
faire semblant de se réveiller, mettre nos pantoufles bien calmement...le
laisser descendre avant nous pour filmer notre descente de l'escalier, puis
idem, il devait rentrer le premier dans la pièce pour filmer nos réactions
de face.... et le tout entre-coupé de pauses pour remonter la caméra
,qui était mécanique à l'époque, entre chaque scène
!!! ajouté le
02.02.08
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