Découvrez les meilleurs souvenirs de Noël que les visiteurs de "Chez le Père Noël" ont bien voulu partager avec nous. Merci pour leur collaboration !

Vous pouvez vous aussi participer en en envoyant vos souvenirs à l'adresse suivante : chezleperenoel@gmail.com

 

Louis :

1975.

C’est le 24 décembre, Maman est dans la cuisine et elle s’affaire à préparer le repas du réveillon depuis le matin. Mes sœurs sont venues pour l’aider et toutes les trois travaillent en écoutant les chants de Noël que mon père passe en boucle sur le tourne-disque.

Moi j’attends impatiemment le réveillon car il y du homard en entrée, un entier pour chacun, Papa dit que c’est une entrée de notable, (surtout pour un ouvrier métallurgiste), mais moi je n’en mangerai pas tout simplement parce que je n’aime pas ça.

Alors pourquoi je suis si impatient qu’on les serve? C’est parce qu’au mois de Juillet et Août nous avons passé des heures en mer avec mon père sur une petite Embarcation à pêcher aux casiers ces fabuleux crustacés d’un bleu foncé magnifique. 19 en 2 mois, le menu du réveillon s’imposait de lui-même (merci au congélateur).

Je ne m’en rendais pas compte à l’époque mais ces instants passés en mer avec mon père étaient des instants privilégiés et je donnerais cher pour les retrouver car avec mes parents c’était Noël tous les jours.

ajouté le 18.12.16

 

Thierry :

C'était le soir de Noël 1984. Nous passions le réveillon chez mon oncle.

Ma cousine et moi étions tout excités à la pensé des cadeaux que nous allions trouver au pied du sapin le lendemain matin.
Durant la soirée, nous avons entendu un bruit au dehors, un bruit sourd, roque et morne à la fois. Alors que nous nous demandions ce que cela pouvait être, les adultes affirmèrent que c'était
le Père Noël qui faisait une ronde de reconnaissance dans le ciel, pour voir si les enfants étaient sages avant de passer dans les maisons...

Ce bruit était produit par le Père Noël ? Pensez donc ! J'étais deux fois plus excité à l'idée qu'il nous voyait en ce moment !...
Même après toutes ces années, je m'en souviens encore comme si c'était hier !...

ajouté le 23.01.16

Calou :

Je me souviens d’un réveillon de Noël dans les années 70 que nous passions chez une de mes tantes. Le souvenir marquant de ce réveillon s’est produit au moment de l’ouverture des cadeaux. Comme nous n’étions pas chez nous je regardais mes cousins et cousines ouvrir leurs paquets. J’étais triste et envieux en même temps, et comme nous pouvons facilement l’imaginer j’avais hâte que la soirée se termine pour aller à la maison ouvrir les miens, mais le réveillon était loin de toucher à sa fin. Au moment où le plus jeune de mes cousins ouvrait son cadeau, mon père s’approcha de moi et me dit « Viens ». Il m’entraina vers la voiture et nous partîmes rien que nous deux pour la maison qui n’était qu’à quelques kilomètres de chez ma tante.

Arrivé à la maison nous nous dirigeâmes droit vers le sapin où tout un tas de cadeaux se trouvaient dessous. Mon père me dit « Tu n’en n’ouvres qu’un, les autres c’est pour demain avec ton frère et tes sœurs ». Et il me tendit un paquet que j’ouvris sans me faire prier. Dans ce paquet il y avait un magnifique hélicoptère qui roulait et tournait sur lui-même, puis à un moment il s’arrêtait et il montait de quelques centimètres, ensuite il redescendait et il recommençait son cycle. Nous jouâmes quelques minutes ensemble puis nous repartîmes chez ma tante pour finir le réveillon. Bien sûr mon fabuleux hélicoptère me suivit.

Mais ce soir-là, le plus beau cadeau que mon père m’a fait ce n’est pas l’hélicoptère, ce sont les quelques précieux instants que nous avons passés rien que tous les deux sous notre magnifique sapin.

J’espère que tu t’en souviens Papa, parce que moi je n’oublierai jamais ce merveilleux souvenir.

ajouté le 12.10.15

 

Pascal :

Dans mon lit le matin de noël,

Je me réveille, je me lève, j’enfile mes pantoufles et ma robe de chambre, je me dirige vers la porte que j’ouvre précautionneusement pour ne pas réveiller mes parents qui dorment a poings fermés après avoir réveillonné jusqu'à 4 ou 5 heures du matin. Je traverse le couloir et je regarde dans la salle à manger où les vestiges du festin de la nuit sont échoués sur la table comme des épaves sur une plage après un naufrage. Je me dirige ensuite vers le salon ou je retrouve mon cher sapin que j’ai décoré quelques jours plus tôt avec maman. Sous mon merveilleux sapin se trouvent plein de cadeaux enrubannés dans du papier rouge, vert et doré. Je n’ose y toucher tellement l’instant me semble magique, quand tout à coup j’entends une voix derrière moi qui me dit « Vas-y, ouvre les ! ». Je me retourne et je vois maman qui me sourit et papa qui me prend en photo sur le vif. Ils ne dormaient pas tant finalement et je soupçonne même qu’ils attendaient mon lever. Comme à chaque Noël (et même si je n’avais pas toujours été bien sage tout au long de l’année), ma commande au Père Noël était au complet. Pas une année il ne manqua un cadeau.

Ce petit souvenir date du début des années 70. Depuis, bien des personnes que j’aimerai toute ma vie m’ont quitté, mais quand à chaque Noël j’accroche la photo que mon adorable papa a prise de moi ce matin-là, je sens la présence de toutes ces personnes chéries et je me dis que rien ne sépare les gens qui s’aiment.

Pour finir, je souhaite à tous les enfants de la terre d’avoir des parents aussi aimants que furent les miens.

Et pour mon plus grand bonheur et celui de mes enfants, ils le sont toujours.

ajouté le 06.11.14

 

Florence :

Je m'appelle Florence et j'ai 47 ans, je vis à Bordeaux (33). Depuis ma plus tendre enfance j'ai conservé au fond de moi un côté magique lorsque les fêtes de Nöel arrivent. Malgré une enfance où j'ai été malade : j'ai dû partir de chez moi à 10 ans, et cela pendant 3 ans, dans un centre spécialisé pour un lourd traitement avant d'être greffée de la colonne vertébrale.

Malgré tout, rien n'y a fait et je garde toujours en mémoire quand mon papa chéri disparu lors de mes 13 ans allait chercher un pin que l'on mettait dans la salle à manger. Maman faisait plein de pâtisseries de Noël de diverses formes. Le bon chocolat chaud embaumait la cuisine, et tous les 3 nous fabriquions des décorations pour les accrocher dans notre arbre. C'était magique. Quant arrivait le 24 décembre au soir j'étais excitée comme une puce car toute la famille proche venait se joindre à nous pour faire réveillon dans la bonne humeur.

Malgré qu'aujourd'hui, j'ai un grand fils âgé de 20 ans, j'ai toujours conservé cette magie de Nöel et chez moi la maison ressemble vraiment à celle du Père-Nöel : l'esprit de la chaleur humaine, de la joie de vivre, malgré les soucis du quotidien que je mets de côté pour communiquer cette ambiance à mes proches qui adorent venir réveillonner chez moi avec, bien sûr, le feu de cheminée pour l'atmosphère. Je souhaite à tout le monde une bonne fin d'année durant les 3 mois qui nous séparent de cette merveilleuse fête.

ajouté le 07.10.12

 

Benoit :

Ca y est! Le grand jour est enfin arrivé!

Celui ou toute la famille se réunit pour décorer la maison de mes parents.
Chacun s'affaire à sa tâche, les femmes décorent l'intérieur, les hommes s'occupent de l'extérieur, pendant que passe des chansons de Noël sur la platine cd.

Comme tous les ans, la bonne humeur est au rendez-vous. On chante, on rit...
Un petit chocolat chaud pour la pause, ou un vin chaud, on verra bien!

Le résultat est magnifique comme chaque année, puisque nous sommes tous réunis!

Les cadeaux, oui bien sûr, mais avant tout passent la fête, la convivialité et le plaisir d'être ensemble.
Les enfants attendent le moment magique où ils trouveront sous le sapin les jouets tant espérés. Leurs yeux brillent.
Certains d'entre nous se prennent encore à douter, et même croire qu'ils apercevront un détail, ou peut-être la silouette d'un vieux Monsieur habillé tout de rouge...

C'était hier losque j'étais gamin, et par chance ça l'est encore aujourd'hui.
La famille s'agrandit au fil du temps, et pourtant nous sommes tous réunis chaque année.

Joyeux Noël à tous!!!

ajouté le 23.11.10

 

Christelle :

Je suis Christelle de Marcillac (33), j'ai 42 ans. Mes Noëls d'enfance n'ont rien d'extraordinaire, mais juste un peu pour dire que l'on a pas besoin de voir pour croire, et que l'esprit de Noël a toujours été présent au fond de moi-même. J'ai toujours cru en quelque chose de magique concernant la nuit de Noël, et je continue à y croire encore. C'est pourquoi, malgré les épreuves de la vie, je suis toujours très joyeuse lorsqu'arrive le temps des fêtes.
Petite, je vivais chez ma grand -mère à la campagne, et à l'époque, on me mettait au lit assez tôt le 24 Décembre. Je laissais toujours un bol de chocolat chaud sur la table avec des biscuits. C'est ma mère, je pense, qui faisait le sapin, et au matin du 25 décembre, je découvrais mes cadeaux dessous, et l'on déjeunait tous en famille ensuite.
Au fil du temps, j'ai de plus en plus aimé Noëll. Dès que la période des fêtes arrivait, j'allais toujours acheter des nouvelles décorations, l'ambiance était gaie, je prenais un plaisir inoui à monter le sapin et tout ce qui l'accompagne, et les réveillons devenaient de plus en plus gourmands, et nous allions à la messe de minuit.
La messe de minuit, à la campagne, c'est très beau. L'atmosphère est prenante, ça a toujours un air des Noël de jadis, par le froid, le vent, l'odeur de l'encens, les chants de Noël, et soudain, la chaleur et l'odeur ennivrantes des maisons .
Plus tard, nous sommes allés passés nos fêtes à Royan, où nous avions une résidence secondaire. Nous étions en banlieue, non loin du front de mer, une église était juste à côté, et , malgré la ville déserte à cette époque de l'année, l'atmosphère était très prenante. Tout était fort bien décoré, la "mode" des décorations de Noël était de plus en plus forte, et nous avons commencé à organiser des réveillons plus conséquents les 24 Décembre.
Mon enfance passée, même sans enfant, j'ai continué à entretenir cette "passion" pour Noël, où que je puisse me trouver.
Actuellement, j'ai un petit garçon de 10 ans, et je pense prendre plus de plaisir que lui à préparer cette fête, qui a toujours une place prépondérante dans mon coeur. Juste avant le mois de Décembre, je fais le ménage en grand, et le 1er, je commence à décorer la maison afin de pouvoir en profiter le plus longtemps possible. Lorsque Janvier arrive, j'enlève tout à contre-coeur, et il me tarde déjà le Noël prochain.

ajouté le 23.11.10

 

Calou :

On me surnomme Calou, j’ai 47 ans et je vis dans une région au passé sidérurgique.
Dans ma petite ville il y avait une usine qui employait 6000 personnes environ. Malgré sa taille cette usine était très paternaliste et malgré la dureté du travail les gens s’y sentaient bien.
Je me souviens qu’à Noel, le soir du réveillon, a minuit pile, la sirène sonnait. Mon père attendait religieusement se moment pour entonner avec ma mère et tout les autres membres de la famille le fameux minuit chrétien accompagné sur le tourne disque par TINO ROSSI . C’était un moment magique pour moi car après ce chant je savais que la distributions de cadeaux devait débuter.

Le soir du réveillon de la saint Sylvestre la sirène de l’usine retentissait à nouveau pour lancer le départ des « bonnes année » et des embrassades. Nous sortions dans la rue pour souhaiter la bonne année aux voisins et collègues de travail car à cette époque la solidarité existait encore. Le lendemain tout le monde retournait fabriquer l’acier.

Aujourd’hui nous fêtons toujours Noël et le jour de l’an en famille mais la sirène ne sonne plus car l’usine a disparu et avec elle, la solidarité des gens qui y travaillaient. La vie est ainsi, rien n’est éternel mais heureusement il nous reste les souvenirs.

ajouté le 18.12.09

 

Marion :

Noël est une période magique, surtout en étant petit. Même si je n'ai que 16 ans, je me rappelle très bien mes Noëls de petite fille.
Je me rappelle précisément un Noël où ma cousine était venue pour la première et dernière fois. Ils étaient arrivés dans l'après-midi. Je me rappelle ma joie quand j'avais vu ma cousine. Nous étions directement allées chercher nos jouets. Je lui ai montré le beau sapin que j'avais fait avec mes parents et ma soeur. Quand le soir venait, mon père mettait les chants de Noël que j'adorais et que j'adore toujours chanter. Ma mère et ma grand-mère, ainsi que ma soeur, dressaient la table avec les bougies. Ma cousine et moi allions de droite et de gauche, essayant de prendre des bonnes choses à manger, impatientes.
Venait l'heure du repas avec toute la famille réunie. Il y avait plein de bonnes choses sur la table. Les discussions s' élevaient dans la maison, une ambiance de fête régnait. Ma cousine et moi n'arrêtions pas de bouger, entre chaque plat, trop impatientes que le Père Noël passe. Enfin, après le dessert et les chocolats, ma soeur nous emmenait dans ma chambre, pour attendre que le Père Noël arrive, et mette les cadeaux sous le sapin.
Je me rappelle que pour marquer l'arrivée du Père Noël, mes parents utilisaient une cloche. J'adorais ce bruit. Quelle était ma joie quand je découvrais mes cadeaux! Enlever les papiers et jouer avec mes jouets ça reste un souvenir parmi tant d'autres.

ajouté le 24.11.09

 

 

 

Pascal :

J'ai 10 ans. La cloche sonne, je ferme mon cartable, je sors de l'école et je prends le chemin qui me ramène à la maison.
Dehors c'est l'hiver, je marche et j'ai froid. J'arrive dans ma rue, je rentre dans la maison et aussitôt l'odeur du café au lait et du pain grillé vient me chatouiller les narines. Je rentre dans la cuisine, maman m'embrasse et me sourit.
Je mange mes tartines et bois mon café au lait en regardant par la fenêtre. Ce froid qui ne peut plus m'atteindre. Je suis bien.
Demain il n'y a pas école et j'irai avec papa et maman voir les illuminations de la grande ville et admirer les décorations des vitrines des grands magasins car c'est bientôt Noël et il est temps d'aller choisir les cadeaux pour ce merveilleux soir où toute la famille sera réunie autour de la table du réveillon.
Mon enfance est remplie de merveilleux souvenirs qui viennent me réchauffer quand dans ma vie il fait froid.
Merci à mes parents de les avoir crées.

ajouté le 06.11.09

 

 

 

Mélina :

Le 24 décembre 2007.
Moi, mes sœurs et ma mère nous levons tôt, nous avons de choses à préparer pour noël. A midi, nous mangeons vite fait et léger. Une fois fini le déjeuner, nous pouvons commencer les préparations. Vite un coup de balai par là, un autre par ici. La vaisselle est faite. Coraline, ma grande sœur commence à préparer le repas de se soir. Alexia, Lorine (mes deux petites sœurs) et moi décorons la table : nous mettons une jolie nappe en papier rouge, puis nous faisons des dessins aux feutres pailletés sur celle-ci. Nous accrochons une guirlande lumineuse autour de la table, et nous suspendons au plafond des étoiles en plastique très belles. Nous mettons la table : des assiettes dorées et des couverts en argent. Des verres à pied feront l'affaire. Des petits flocons en papier finiront de décorer notre table.

Une fois que tout est prêt, y compris le repas, nous nous asseyons en cercle par terre, ma mère prend un livre, et nous lit une histoire fantastique. Nous mangeons un délicieux diner. Il est déjà 23H au moment où nous attaquons la bûche de Noël que Maman et Coraline ont faite. Mais, bien sûr, avant de manger celui-ci, nous ouvrons le dernier cadeau du calendrier de l'Avent que ma mère avait créé avec amour. C'est un gros cadeau. Lorine commence par l'ouvrir: elle sort le "trésor" du carton. Celui-ci est encore emballé. Elle le donne à Alexia, qui ouvre le deuxième emballage. Mais quelle surprise de voir qu'il y en a un troisième! Donc, elle me le passe. J'arrache le papier, mais il y en a encore un!!!! Je le tends à Coraline qui le prend. Le cadeau rétrécit et nous nous demandons s'il y a vraiment quelque chose dedans ... Ma grande sœur l'ouvre... mais toujours rien. Elle le redonne à Lorine, qui en l'ouvrant tombe sur un papier. Dessus, il est écrit: "Joyeux Noël ! Coraline et Maman ont décidé de vous offrir un gros cadeau pour ce 24 décembre 2007. Vous êtes donc invitées à venir dans un des plus grands parcs d'attraction, et le plus féérique. Je vous attends au parc ... Disneyland Paris. A bientôt et encore : Joyeux Noël !"

En entendant ces mots, mes deux petites sœurs et moi avons un énorme sourire. L'émotion et la surprise sont trop grandes. Je suis hyper contente, et les larmes me montent aux yeux! Je craque. Je pleure et ris en même temps. Ma mère et Coraline sont heureuses que ça nous ait fait plaisir. Nous finissons la soirée en dansant, chantant et avec mes sœurs nous présentons une petite pièce de théâtre, que nous avions écrite et préparé pour notre mère. Nous allâmes nous coucher vers minuit et demi. Avec mes sœurs nous dormons dans la même chambre. Avant de dormir, nous parlons un peu entre nous. Nous nous racontons ce que l'on souhaiterait avoir dans nos chaussons le lendemain matin. Puis nous essayons de nous endormir, mais comme chaque année, c'est difficile. Et bien sûr, le 25 décembre au matin, nous nous réveillons très tôt. Mais nous devons attendre que maman vienne nous chercher. Donc, nous parlons entre nous. Nous ne faisons pas trop de bruit, car même si nous sommes pressées d'ouvrir nos cadeaux, nous acceptons le sommeil de maman. Elle finit par arriver, et comme toujours, elle nous fait attendre plus longtemps en nous interdisant de descendre. Puis quand nous arrivons enfin en bas, dans le salon, nous sommes toute ébahies. Il y a plein de cadeaux partout. Nous prenons quelques photos, et commençons à ouvrir nos paquets. Nous avons toutes eu ce que nous voulions le plus. Mais Noël n'est pas fini. Nous allons dehors. Il y a un peu de neige, pas beaucoup, mais assez pour que nous puissions nous amuser. La fête continue. Le 26, nous allons chez mes grands parents maternels. Nous gardons un très bon souvenir de ce Noël magique. Au mois de février 2008, nous irons faire notre petit voyage au pays de Disney....

ajouté le 07.12.08

 

 

Nicole :

Mes souvenirs de Noël sont merveilleux, car il y avait encore de l'innocence à mon époque, je suis aujourd'hui une grand mère de 63 ans, et je regrette la magie des soirées de Noël. Cela commençait le matin, mon père et mon grand-père étaient partis dans la forêt couper un arbre, nous l'installions près de la cheminée. Ma mère avait récupéré toute l'année les emballages des chocolat, papier argent. Nous avions ramassés des pignes de pin, des feuillages, que nous avions peints avec le produit argenté qui servait à faire briller les cuisinières et la décoration commençait, nous n'achetions rien dans les magasins, tout était fabriqué par nous, et nos mamans.
Ensuite les mamans disparaissaient en cuisine, de bonnes odeurs remplissaient la maison, interdiction de pénétrer dans la pièce ou était stockés les corbeilles d'oreillettes, les plaques de nougat noir et blanc, les
13 desserts. Comme le repas se faisait toujours chez nos grands parents à la ferme, petit à petit toute la famille arrivait, les bras chargés de bonnes choses à manger. Les cousins et les cousines, dont certains que nous ne voyons pas souvent, mais avec lesquels les parties de jeux duraient toute la journée, c'était fabuleux.
Le soir, la table était dressée :trois nappes, trois bougeoirs, trois plats de lentilles germées. Le repas durait des heures, pour nous les enfants c'était toujours trop long. Alors mon grand-père avait trouvé un truc pour
que nous restions tranquilles : il nous racontait que les animaux dans la nuit de Noël parlaient avec les enfants, mais seulement avec les enfants très sages ! Je dois dire que je n'ai sûrement jamais été très sage, car je ne les ai jamais entendus ... mais c'était l'astuce pour qu'ils puissent mettre les cadeaux autour de l'arbre sans nous avoir dans les pattes. Mais avant les cadeaux, il y avait la messe de minuit, les chants, l'église illuminée, l'offrande de l'agneau, la découverte de la crêche, les parents nous faisait comprendre que Noël, c'est d'abord la naissance du "petit Jésus" et ensuite les cadeaux du Père Noël.

ajouté le 29.11.08

 

 

Marie :

Décembre était là. Nous avions la chance d'habiter une grande maison, avec nos parents et grands-parents. Dès le 6 décembre, le sapin de Noël trônait dans le séjour. C'était toujours maman qui le décorait. Il était superbe avec ses boules et ses guirlandes scintillantes ressorties chaque année de deux vieilles valises placées au grenier. Plus que le père Noël, nous attendions Saint-Nicolas. Qui passait évidemment chez tous les enfants sages du quartier où nous habitions.

Voilà quinze jours déjà que ma grand-mère me disait en scrutant le ciel coloré de rouge et bleu que c'était Saint Nicolas qui cuisait ses pains d'épices pour le soir du 6 décembre et qu'il fallait être très sage désormais. J'étais admirative devant ce ciel plein de couleurs ardentes et chatoyantes. A l'extérieur, l'hiver avait déjà revêtu son manteau blanc.
Au soir du 6 décembre, quand grand père Dédé - c'était son surnom - rentrait du jardin, il disait à grand mère Alice qu'il avait entendu le grand Saint Nicolas tout près dans le quartier. Très vite ma grand-mère venait nous prévenir, maman, papa, mon frère Henri et moi qu'il fallait rester désormais dans le séjour au cas où il passerait chez nous. Maman nous faisait les dernières recommandations et s'en allait - disait-elle surveiller par la fenêtre son arrivée - et elle disparaissait. Grand père nous prenait alors sur ses genoux, mon frère et moi, et nous restions là, à attendre le grand Saint Nicolas. Quand tout à coup, plusieurs coups de clochettes résonnèrent dans l'arrière cuisine. Le voilà qui arrivait...

Tous tremblants, sur les genoux de grand-père ou de papa, quelle n'était notre surprise chaque année pour Henri et moi de voir le grand Saint entrer dans le séjour, avec ses bottes en cuir brun rougeâtre (des bottes étranges...) lunettes sur le nez et habits scintillants, la barbe bien fournies. L'on voyait à peine ses yeux. Nous étions assis près du sapin et Saint Nicolas nous demandait à tour de rôle si nous avions été bien sages, si nous avions bien travaillé à l'école et si nous connaissions bien nos prières (il fallait lui en réciter une)....J'étais toujours très impressionnée, car ce personnage merveilleux m'intriguait. Quant à mon frère, il pleurait de peur devant Saint-Nicolas. Après quelques recommandations de sa part, il s'en allait comme il était venu. J'entendais grand mère Alice lui dire de grands MERCI et AU REVOIR - A L'ANNEE PROCHAINE...! Quelques instants plus tard, elle nous disait de nous rendre dans le petit salon juste à côté où Saint Nicolas avait laissé quelque chose pour nous deux. Pains d'épices et jouets nous attendaient sur la petite table. Quelle joie chaque année que son passage. Je découvris des années plus tard, que les bottes de Saint Nicolas si mystérieuses étaient celles de papa et les lunettes celles de maman. Mais qui était donc ce grand Saint Nicolas ? Il m'a toujours semblé qu'il avait les mêmes yeux clairs que maman. Mais le mystère reste entier...

ajouté le 11.11.08

 

Marie (suite) :

Je pense que mes enfants ne me contrediront pas. Saint-Nicolas reste le patron des enfants et des petits écoliers dans notre Lorraine. Mais ces souvenirs pourraient être de toutes les régions. En ce mois de décembre, chaque année, au temps où mes enfants étaient encore petits, l'attente de Saint Nicolas était longue. Les enfants songeaient depuis quelques semaines déjà à son passage. Dessins et bonnes résolutions étaient leurs devises du moments. Le 5 ou 6 décembre, après le repas de midi, toute la famille partait chez grand-mère Henriette et pépé Théo car le Saint patron et son acolyte, le vilain père Fouettard, la terreur des gamins, défilaient dans les rues de la ville. 14 h. Et la musique se faisait entendre. Tous les enfants du quartier - parents y compris - se tenaient devant les portes pour admirer le passage du grand Saint, précédé d'un cortège de chars sur lesquels trônaient des anges et autres personnages. On voyait les gamins courir dans tous les sens, sachets à la main, peu importe le temps au dehors, afin de récolter le maximum de friandises. Les chars démarraient tout en haut de la localité (une cité minière en ce temps-là) pour rejoindre lentement l'autre bout de la ville où attendaient les autorités et d'autres enfants sages. De temps à autre, le vilain père Fouettard ne manquait pas de botter les fesses de quelques vilains garnements et même des adultes qui le dérangeaient. L'ambiance des rues était à la fête. Les yeux des grands et des petits s'émerveillaient d'approcher le grand monsieur à la longue barbe blanche. Aujourd'hui encore ils se soviennent de ce temps heureux de l'insouciance où tous les rêves prenaient - le 6 décembre - une allure de réalité et un où l'atmosphère avait encore le goût de la magie de Noël.

ajouté le 17.11.08

 

 

Gee :

Ce soir c’est le réveillon
Je suis seule à la maison
Et je prends grand plaisir
À réveiller mes souvenirs

J’ai connu trois sortes de fête de Noël dans ma vie, celles de mon enfance, celles de ma vie de jeune adulte jusqu’à il y a quatre ans et celles d’aujourd’hui.

Je suis issue d’une petite famille, à l’époque de mon enfance, ma petite sœur était là. Chez moi nous n’avions pas la période magique de l’attente de Noël. Le 24 mes parents nous envoyaient au lit très tôt, vers 19h00, en prévision de nous réveiller vers 22h30 pour nous préparer à aller à l’église pour la messe de minuit.

Au moment de nous coucher, la maison ne sentait même pas Noël, aucune décoration, pas de sapin, rien du tout.

Je n’ai jamais compris où mes parents cachaient leur réserve de vitesse parce qu’au moment où nous nous levions à 22h30, le salon embaumait le sapin naturel que mon père avait rapidement mais si savamment décoré, il mettait même les glaçons d’argent un par un. Que c’était beau! La crèche était sous le sapin et les cadeaux aussi parce qu’ils nous disaient que le Père Noël avait dû passer plus tôt chez nous parce que comme nous n’avions pas de cheminée, nous ne serions pas là pour lui ouvrir la porte à minuit. Mais il avait bien fait promettre à mes parents qu’on n’ouvrirait pas les cadeaux avant l’heure!

Et dans la cuisine flottait une bonne odeur de dinde et de tourtières que maman avait mis au four tôt en soirée pour qu’on ait notre repas de réveillon au retour de la messe.

Une fois que le petit Jésus était bien né nous pouvions rentrer chez nous. Et là c’était le déballage des cadeaux, le repas délicieux, les chants et la fête traditionnelle en famille, que nous quatre, mais combien tricotés serrés.

C’était au Jour de l’An que nous avions la grosse fête. Mais là c’était gros! On faisait 250 kilomètres la veille du Jour de l’An pour "aller veiller" chez mon grand-père maternel. On était une centaine à nous entasser dans la maison de mes grands-parents, à dormir à tour de rôle, souvent de travers dans les lits pour qu'on arrive à s'y entasser à quatre par lit parce qu’il n’y avait que huit chambres à deux grands lits par chambre. Mais quelle fête! Ça durait deux jours! Musique, danse, chansons, bouffe en quantité industrielle, et la traditionnelle bénédiction paternelle le matin du Jour de l’An.

Et puis quand j’étais adolescente ma grand-mère nous a quittés et c’en fut fini de nos gros partys.

Quand je me suis mariée j’ai pris la relève. J’ai voulu recréer un peu une combinaison de la fête de Noël et du party du Jour de l’An. Mais je voulais y ajouter la magie de l’attente. Je voulais que ma fille ait un peu plus que ce que j’avais eu pour la période d’avant Noël.

Je commençais à me préparer tôt, à faire des villages de Noël sous le sapin de plus en plus gros, et je voulais que la fête dure plus que l’espace d’un soir. La famille était toujours presque aussi petite, alors j’invitais les amis, la belle-famille et les voisins du building pour ne pas qu’ils fassent de plainte. Ha! Ha! Ha!

Et ça durait trois jours. Ceux qui ne pouvaient pas être là pour le réveillon du 24 pouvaient se rajouter à nous le 25 ou le 26. Ceux qui habitaient loin couchaient chez nous. J’exultais! J’avais un peu retrouvé l’ambiance de mon enfance, à la différence près que c’est moi qui cuisinais!!! Mais comme j’adore faire la cuisine...........

Et puis il y a quatre ans j’ai tout arrêté, mon parents ne pouvaient plus se déplacer. Je venais donc passer deux jours avec eux à Noël et aussi au Jour de l’An. Il y a deux ans mon père est décédé et ma mère est tombée malade. Alors aujourd’hui mes Noël ne sont plus. Je passe quelques heures avec ma mère le jour de Noël et du Jour de l’An à la résidence.

Bien que j’adore ma mère et que ce ne soit pas une corvée de passer du temps avec elle, au contraire je me sens impuissante à lui rendre tout ce qu’elle m’a donné, il est fort possible qu’un jour je retourne vivre à la campagne et que je reprenne mes Noël d’avant.

Mon plus grand plaisir aujourd’hui c’est de voir les étincelles, même éphémères, dans les yeux de maman quand j’arrive pour la maquiller et la coiffer avant le dîner de fête. Elle est là ma magie! Et je sais que même si le lendemain elle ne s’en souviendra plus, elle aura eu quelques moments de bonheur. Je voudrais tellement pouvoir lui donner plus!

Mes plus beaux Noël, maman,
c’était mes Noël d’enfant,
quand la magie du moment
passait dans tes yeux tendrement.

ajouté le 04.02.08

 

Christophe :

1983, j'avais 8 ans. Je me souviens avoir désiré ardemment pour ce Noël la console CBS Colecovision, dont la publicité avait quelques mois auparavant envahi les écrans de la télévision française. De condition modeste, mon père m'avait très vite fait comprendre, à juste titre, que son salaire n'était pas beaucoup plus élevé que le prix de la console. Retour sur terre. Noël, c'est le rêve, mais pas trop quand même.
Je me rabattis alors vers le flipper en plastique « Astro Shooter », qui devait couter dans les 200 F de l'époque, un beau cadeau déjà, que je n'étais pas du tout sûr d'obtenir. Notons que ce jouet se vend encore aujourd'hui ! La photo est d'ailleurs toujours aussi trompeuse puisqu'en réalité, le jouet ne mesure qu’une trentaine de centimètres de côté.

Longue attente jusqu'au jour du réveillon. Chez nous, cela se faisait à minuit. Parents, grands parents maternels, oncle et tante paternels dinaient pendant que ma sœur et moi étions sensés dormir jusqu'à minuit. Bien entendu, l'excitation était si grande qu'il nous était généralement impossible de fermer les yeux. Enfin retentit la sonnerie du vieux réveil mécanique que mes parents nous prêtaient pour l'occasion. Ouf !
La mise en scène était toujours la même : la famille était planquée dans la chambre de mes parents pour faire croire à ma petite sœur qu'eux aussi venaient de se réveiller. Toutes lumières éteintes, seules la guirlande lumineuse du sapin éclairait les cadeaux éparpillés dans la pénombre. Un étonnement simulés des adultes finissait de nous confirmer que le père Noël venait de passer.
M'attendant naïvement à un flipper aussi grand que ceux des cafés (j'aimais bien aller dans les cafés), je me souviens avoir été déçu de la taille de mon paquet. Pourtant, le papier arraché allait révéler une boite gris-métallique que je n'oublierai jamais, celle de la console CBS que je n'espérais plus depuis longtemps. C'est la seule et unique fois de ma vie ou j'ai pleuré de joie, enfin juste quelques pincements de lèvres mal maitrisés car du haut des mes huit ans, j'étais déjà un homme, moâ ! Je pense que toute la famille avait participé et avec le recul, je me dis que malgré le sacrifice, mon père avait bien joué le coup puisque lui aussi devint très vite accroc à la console. Si ça se trouve, il la souhaitait presque autant que moi cette console, le bougre !
Après quelques minutes de déballage soigneux et méthodique (déjà un réflex de geek !), le réveillon était terminé pour moi qui plongeai immédiatement dans la toute première version de Donkey Kong, livrée avec la bête. J'avais même eu en plus le jeu Zaxxon, aujourd'hui bien connu des historiens du jeu vidéo pour avoir été le premier à simuler la 3D. Mon grand père a lui aussi décroché pour passer les 6 heures qui suivirent à jouer avec moi. Quelque chose d'inoubliable s'était passé ce soir là, un gorille et un vaisseau spatial venaient de rentrer chez nous.

ajouté le 02.02.08

 

Joëlle :

En cette veille de Noël 2007 et malgré mes 52 ans, ils sont toujours enfouis bien au chaud dans ma mémoire et dans mon cœur.
J’ai toujours aimé Noël. Je pense que cela tenait au fait que j’avais la chance d’avoir une famille certes peu nombreuse mais très aimante.
Mon premier souvenir remonte à une période de ma vie que je situe entre 18 mois et 5 ans. A ce moment-là j’étais fille unique. Ma chambre se trouvait juste à côté du séjour.
Le 24 décembre j’allais me coucher comme tous les autres jours. La déco était identique à celle des autres jours. Seul l’esprit de Noël régnait. Comme il était difficile de s’endormir ! J’y arrivais tout de même et je me réveillais à l’aube. Je fonçais dans le séjour et là quelle merveille ! Quel spectacle féérique ! Je découvrais le sapin : un vrai qui touchait le plafond, embaumant la pièce de son frais parfum. Il était paré de boules multicolores, de guirlandes dorées, de guirlandes électriques clignotantes et de petits bougeoirs en forme d’oiseaux, mais on n’allumait pas les bougies !!! Pas très loin il y avait la crèche abondamment garnie de santons. Au pied du sapin il y avait les cadeaux et derrière moi … mes parents me regardaient et contemplaient ma joie avec bonheur. Je me dis qu’ils avaient le moral de faire tout cela sans bruit pendant que je dormais afin de me laisser cet effet sensationnel de surprise au petit matin. J’ai connu ce rituel de Noël tout le temps que j’ai cru au Père Noël. Et qu’on a habité des maisons avec un sous-sol.
De cette époque, je garde aussi le souvenir de la visite du marché aux santons de Marseille et de ma photo avec le Père Noël des Galeries Lafayette de Marseille, il avait vraiment un superbe costume et la carrure d’un vrai Père Noël. J’aimerais récupérer cette photo en noir et blanc. Pour moi c’est un trésor.
En ce qui concerne le souvenir suivant je pense que je devais avoir environ 7 ans et que je commençais peut-être un peu à douter de l’existence de ce fameux Père Noël, d’autant plus que j’allais à l’école publique et que ma mère cataloguait le couple d’instituteurs du village d’être « des rouges ». Effectivement nous avions des correspondants moldaves, nous avions une coopérative de classe et plus tard l’instituteur est devenu le maire communiste du village. Je n’ai pas de souvenirs de Noël à associer avec l’école. Avec le professeur de musique qui venait dans la classe chaque semaine, nous apprenions « Le chant des partisans », « Le temps du muguet » …. Je n’ai pas de souvenir de chants de Noël appris à l’école. Mes petites camarades pour la plupart étaient des filles d’ouvriers des usines de pétrochimie et peu d’entre elles allaient au catéchisme avec moi … Elles me disaient que le Père Noël n’existait pas. Arrivée à la maison, mes parents avaient de meilleures raisons qu’elles pour me dire qu’il existait. Je me souviens tout particulièrement d'une année où il avait miraculeusement neigé la nuit du 24 au 25 décembre. Je suis sortie en vitesse et … j’ai vu des traces de pas, des traces de sapin, des traces de roues devant la maison. YES !!! J’avais les preuves matérielles que le Père Noël existait, il ne m’en fallait pas plus. La magie de Noël c’était reparti pour un tour. Je ne sais pas s’il s’agit de la même année, mais je me souviens qu’une fois le sapin était trop haut, mes parents avaient été obligés de couper le haut sur 30 à 30 cm afin d’y mettre l’étoile.
A l’âge de 7 ansj’ai eu un petit frère.
A l’âge de 9 ans j’ai cessé de croire au Père Noël aveuglément, j’ai toujours à ce jour, des croyances bien à moi qui ne peuvent être classées dans les catégories traditionnelles !
Noël est resté une fête, une joie, une ambiance particulière. Mon frère alors âgé de 2 ans a été gavé à l’histoire de Noël, pour lui j’ai inventé « les commis du Père Noël » qui étaient en fait des employés de supermarchés mal déguisés en Père Noël. Je lui ai fait faire des dessins de Noël, des lettres au Père Noël. Mes grands-parents maternels qui n’avaient que nous deux comme petits-enfants et qui habitaient à 400 km de chez nous ont continué à jouer le jeu. Ils recevaient ces lettres et ils y répondaient merveilleusement, c’était plus vrai que vrai.
Nous avions aussi la chance d’avoir un « arbre de Noël » digne de ce nom chaque année dans l’entreprise où notre père travaillait. Les cadeaux et les friandises nous faisaient plaisir, mais le clou c’était le spectacle. On allait dans un théâtre, un cinéma ou une salle avec une scène et on admirait des clowns, des prestidigitateurs, des musiciens, c’était vraiment formidable.
Mon frère a cru au Père Noël jusqu’à 7 ans.
Voilà, à 14 ans j’ai commencé à connaître des Noëls ordinaires. Il y avait toujours le sapin, mais il était devenu artificiel et fait à l’avance. Il y avait toujours les cadeaux, les décorations, les chants de Noël, les bonnes choses à manger, mais il manquait le côté magique et mystérieux et ce n’est pas des moindres.
A 21 ans j’ai eu ma première classe en tant qu'institutrice :
La magie de Noël est revenue. J’ai fait chanté des chants de Noël à mes élèves, je leur ai fait faire des cartes, des bricolages de Noël, bref : la totale, tout ce que je pouvais faire tout en respectant la règle « Pas de religieux à l’école publique ».

Le 10 décembre 1983 j’ai fait la pige au Père Noël. Je me suis faite le plus beau cadeau qu’on ne pourra jamais me faire, même pas lui ! Ce jour-là j’ai donné naissance à ma fille. Le 17 décembre nous sommes revenues à la maison et elle a eu son premier sapin de Noël.
Je crois que j’ai su contribuer à lui faire aimer Noël. J’aimerais connaître ses meilleurs souvenirs de Noël.

ajouté le 02.02.08

 

Geneviève :

Comme souvenir des Noëls de mon enfance, j'ai ceux que nous passions chaque année chez mes grands parents. Ma grand-mère en vieillissant avait résolu le problème de la préparation des repas . Maman et mes deux tantes préparaient une immense pile de crêpes et du vin chaud. Dicrètement, l'une d'elles glissait un long fil blanc tout emmêlé dans l'une des crêpes et c'est à qui la trouvera en essayant de découper sa crêpe.
Les cadeaux pour les enfants, c'était à la Saint-Nicolas. Je me rappelle l'année où mon père s'était acheté une caméra . Nous étions mon frère et moi, très impatients de descendre voir nos jouets au matin du 6 décembre! Mais, il a fallu faire semblant de se réveiller, mettre nos pantoufles bien calmement...le laisser descendre avant nous pour filmer notre descente de l'escalier, puis idem, il devait rentrer le premier dans la pièce pour filmer nos réactions de face.... et le tout entre-coupé de pauses pour remonter la caméra ,qui était mécanique à l'époque, entre chaque scène !!!

ajouté le 02.02.08


 

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